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BURKINA FASO - région DAGARA- AU PAYS DES HOMMES INTEGRES - |
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Merci de votre visite aidez nous à faire mieux donnez nous votre avis toutes les critiques sont les bienvenues mauvaises elles sont toujours utiles bonnes elles nous encouragent
Francine Girofléewrote:
Coucou c'est titi de Rimouski, bon week-end ensoleillé je vous le souhaites, profites-en bien.
Amicalement, Giroflée xxx
June 20
Nadege LACANOPEwrote:
Mon avis est que je vais revenir pour une soirée ....sourire .....donnez leurs un gros bisou pour moi.Nadége
May 9
A Moment In Time Images of trees and grass lay mirrored upon the stillness of the Enjoy your weekend. Kind regards, A. & J.
May 9
Francine Girofléewrote:
Titi passe te souhaiter une belle soirée et une bonne nuit,
amitiés,
Giroflée xxx
May 8
FREDERIC LAPLACEwrote:
Bonjour chers amis Koro et Tantie, milles excuses pour ne pas avoir répondu avant ce jour, cela est du au fait de mes occupations qui ne me laisse que peu de temps pour répondre à mes messages et ouvrir mon ordinateur.
Milles merci pour votre dernier message qui m'a fait bien plaisir. J'espère que tout va bien pour vous deux et votre famille. Je vous souhaite une belle journée et fin de semaine. Ici soleil et chaleur depuis quelques jours, enfin un vrai printemps. Merci encore pour votre amitié si précieuse. Mes salutations amicales du sud de France. FRED.
May 7
♥ La Périgourdine ♥wrote:
Je viens vous souhaiter un bon week-end du 1er mai avec tous pleins de gros bisous.
A bientôt...
Apr. 30
Francine Girofléewrote:
Bon week-end Koro et Tantie, y va faire beau en titi,
amicalement
Giroflée xxx
Apr. 25
FREDERIC LAPLACEwrote:
Bonjour Chers amis.
Tout d'abord merci pour votre dernier message qui m'a fait plaisir, venant y répondre avec du retard, m'en excusant.
En ce moment je suis un peu débordé et pris par mes diverses activités sportive et associative, qui ne me laisse à regret que peu de temps pour répondre à mes messages.
J'espère que tout va bien pour vous.
Je viens vous souhaiter une belle journée et fin de semaine, m'absentant dés demain pour une compétition sportive.
Mes amitiés sincères.
FRED.
Apr. 22
Francine Girofléewrote:
Bon week end Koro et Tantie,
à bientôt
amicalement,
Giroflée xxx
Apr. 17
FREDERIC LAPLACEwrote:
Bonjour Chers amis Koro et Tantie. Mes amitiés sincères de Frédéric votre nouvel ami du sud de France, prés de Perpignan (66) où le temps est plutôt nuageux et pluvieux ses derniers jours. Je profite d'un instant, n'ayant pas trop de temps libre en ce moment pour répondre à mes messages; pour vous remercier pour votre amitié et passage par mon blog, ayant laissé quelques lignes bien sympa. Je ne serai pas présent pendant quelques jours à venir, prenant des vacances avec mon épouse. Je ne pourrai répondre à votre prochain message qu'à mon retour. Je trouve votre blog vraiment trés sympa et rêveur avec ses jolies images et photos; Félicitations. Je vous souhaite de joyeuses fêtes de Pâques à tous deux. Belle journée et fin de semaine. Mes salmutations les plus amicales. Votre ami FRED.
Apr. 9
kheira42wrote:
bjr et merci d votre visite dans mon blog , kheira c est mon vrai prenom à tres bientot
Mar. 29
revelunewrote:
bonjour vous 2 merci d'être passé sur mon blog que j'arrête d'ailleurs. Merci pour tout ce que vous faites pour l'Afrique, pays de mes origines. Bon courage amicalement françoise
Mar. 28
Christinewrote:
Bonsoir!! comme vous me l avez si gentiment demandé je suis venue regader quelques uns de vos albums.. j ai eu quelques coups de coeurs, ou jai laissé des commentaires. Merci de votre visite et bon courage pour vos projets .. un coeur sur la main est un coeur a la bonne place.. gardez le la ou il est, vous faite un travail formidable aupres de ces peuples...
Mar. 20
Nathalie 81wrote:
Bonjour à tous les deux Trés beau projet vous participez au changement des choses. Pour faire de petits pas dans ce monde il faut de grandes utopies Bises à tous les deux Nath
Jan. 25
cywrote:
Plein de magnifiques choses pour 2009.
Jan. 5
Odha ...wrote:
bonsoir merci de votre passage ... non non je ne fais pas que rêver justement j'ai bien mis " vivre ses rêves " ...
je suis allée au Mali 1 mois les photo sont dans le skydrive pas eu le temps de remettre dans l'album avec le chamboulement d'msn .. et je
suis dans une asso avec l'oncle de Tiken Jah Facoly en Cote d'Ivoire pour une maternité Gbeleban ... et une asso au Sénégal pour enfants
mais vous ne pouvez pas savoir il faut voir le blog en entier et je n'etale pas trop ce que je fais ... mais je partage ce que j'ai vu ...
ce que je vis avec mes contacts la bas ...
bonne continuation a vous ... c'est une action honnorable que vous faites
amicalement
Odha
Jan. 3
Jorgen
wrote:
Den humanitære en bra ting.
Takk for de som trenger hjelp.
Nov. 26
Bernd
wrote:
es ist sehr gut, was Sie
tun. Fort. Gute Woche.
Nov. 26
Nadege LACANOPEwrote:
BONSOIR; c 'est tres bien ce que vous faites....en ce qui concerne l Amérique, c'est juste aussi mais bon il faut pas rever,^
non plus...vu le degat que busch laisse....Amicalement Nadége
Nov. 11
evelys. Sylviewrote:
Un bonjour très simple mais très chaleureux à vous ainsi qu'à tous ceux du Burkina. Un sourire et une main sur l'épaule.
A bientôt.
Nov. 3
Ian
wrote:
Het is heel goed wat je doet voor deze mensen.
Oct. 31
jah manwrote:
bonjour,Je suis venue faire un tour dans votre blog,les photos snt magnifique,dommage que vs essaye ps en noir et blanc.tiao tiao alors le prochain voyage c'st ou? tiao jah
Feb. 10
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July 02 Burkinabè de New York : Grand barbecue à l’occasion de la fête de l’indépendance des Etats-unisjeudi 2 juillet 2009
ADRESSE : CLAREMONT PARK, MOUNT EDEN PARKWAY ET MORRIS AVENUE, BRONX, NEW YORK 10457. Pour toute information concernant le barbecue, vous pouvez joindre les personnes ci-après : MERCI DE VOUS JOINDRE A L’ABNY POUR CELEBRER LA FETE DE L’INDEPENDENCE DES ETATS-UNIS. Association des Burkinabé de New York June 30 « Le franc CFA m’a “tuer” ! »A l’occasion de sa parution, le 12 mai, le Rapport Cyclope 2009, ouvrage de référence sur les marchés mondiaux de matières premières, souligne l’agonie des filières en zone Franc qui subissent l’Inde et surtout le franc CFA. Ailleurs en Afrique, notamment au Zimbabwe, la situation n’est pas comparable. Le point de vue de Gérald Estur, co-auteur du rapport. Les Afriques : La crise semble signer la mort des filières cotonnières en Afrique francophone. Quelle est votre analyse ? Gérald Estur : Il y a eu une petite phase d’espoir pour les filières africaines au début de l’année dernière avec l’envolée des cours dopés par la spéculation, mais qui s’est vite éteinte. Pour la première fois depuis trois ou quatre campagnes, on pouvait espérer revenir à l’équilibre des comptes, à payer des prix suffisamment rémunérateurs aux producteurs pour qu’ils aient recours aux intrants. Mais on a très vite déchanté au bout de trois ou quatre mois. On est retombé au niveau des cours d’il y a deux ans, situation dans laquelle la filière se morfondait entre 2004 et 2007. On s’est retrouvé plongé avec des déficits cumulés considérables. Toutes ces filières, ou pratiquement toutes, sont en perdition : elles ont été recapitalisées par l’Etat. Même de belles filières sont en difficulté. On a beaucoup mis la faute sur les subventions américaines. On le dit encore souvent en Afrique. Mais il faut tout de même prendre du recul. Ce n’est pas la production américaine qui est l’élément clé. J’aurais tendance à dire que le coupable, c’est l’Inde, ce n’est pas les Etats-Unis. La production américaine perd un million de tonnes tous les ans... Mais le véritable coupable derrière tout ça, c’est le franc CFA : « Le franc CFA m’a “tuer” ! » LA : Donc il y a deux coupables : le franc CFA et l’Inde ? GE : Le franc CFA est resté accroché à l’euro – on a raté le coche au moment du passage à l’euro – et l’euro s’est envolé ! Certes, lorsqu’on est dans un ensemble de pays, certains profitent de la situation plus que d’autres. Mais là, on a clairement arbitré en faveur des pays qui profitent d’un franc CFA fort, à savoir les importateurs et certaines élites qui envoient leurs enfants à l’étranger. Si on était resté au niveau d’un dollar pour environ 600 francs CFA, on n’aurait pas parlé de déficit tous les ans. Or, il y a eu des déficits considérables. Au Mali, on est quasiment à 200 milliards FCFA. Toutes les sociétés cotonnières en zone Franc sont virtuellement en faillite. Et c’est le cercle vicieux : on ne peut pas payer un prix suffisamment rémunérateur au producteur. On ne peut pas non plus expliquer à un producteur qu’être payé 150 FCFA le kilo aujourd’hui c’est plus en parité de pouvoir d’achat, en mobylettes chinoises, que ce n’était en 2002 ; 150 francs CFA aujourd’hui, c’est l’équivalent d’au moins 220 FCFA ou plus d’alors. Mais ce discours, bien entendu, ne passe pas ! Malheureusement, le prix des intrants ayant augmenté, c’est l’effet ciseaux. Les gens se retrouvent avec plus rien du tout. Les sociétés sont elles-mêmes en difficultés, donc on paye les gens avec un lance-pierre ou on ne les paye pas. Et lorsqu’on annonce un prix à 200 FCFA, comme cela a été le cas l’année dernière au Mali, les gens n’ont pas plus fait de coton, car ils n’étaient toujours pas payés des 160 francs de l’année précédente. Au Togo, les producteurs n’ont pas été payés pendant deux ans : il y a eu une perte de confiance généralisée vis-à-vis de la filière. Ceci a été le cas sur quasiment tous les pays de la sous-région, sauf peut-être au Burkina. LA : Dans les autres pays africains producteurs de coton, hors CFA, notamment en Afrique de l’Est, la situation est bien meilleure… GE : Ils n’ont pas le franc CFA ! On a souvent vu, lors de discussions internationales, les Africains de la zone Franc monter au créneau en disant : ce sont les subventions, les prix s’effondrent, etc. Mais leurs collègues d’Afrique de l’Est ne comprennent pas, car le cours est à 60 cents alors qu’il était à 50 avant... C’est l’effet du taux de change, du CFA ! LA : Comment les autres pays cotonniers, hors CFA, résistent-ils à la crise actuelle ? GE : Il y a des difficultés, car les prix ont chuté entre les mois de juillet et de novembre, mais ces difficultés ne sont pas du même ordre que celles des sociétés cotonnières africaines de zone Franc. Surtout, il n’y a pas de déficit accumulé. La crise permet d’éliminer les marginaux, ceux qui sont venus simplement par opportunisme. On revient à des gens plus sérieux. LA : Face à l’Inde, comment la fin de l’année se présente-t-elle ? GE : L’Inde a fait un grand coup d’accordéon : elle faisait 1,5 Mt, c’était le deuxième exportateur mondial et elle le demeure, mais avec moins d’un million de tonnes. Cependant cela va revenir, car on voit le retour des Etats, notamment en Inde. Même si le secteur On voit bien que le grand concurrent de l’Afrique, c’est l’Inde. Non seulement l’Afrique a perdu ce marché, mais il est devenu son concurrent, car il a créé des habitudes, ne serait-ce que par sa proximité géographique : les frais d’évacuation sur le marché chinois sont moins élevés. En 2002/03, les Indiens importaient 500 000 t dont une bonne partie de cotons africains. Maintenant c’est quasiment zéro et l’Inde envoie 1,5 Mt sur le marché chinois. Propos recueillis par Bénédicte Châtel, Paris June 29 LES RUINES DE LOROPENI Enfin dans le patrimoine mondialC’est désormais effectif, le Burkina Faso rejoint les rangs des pays hébergeant des sites d’une valeur universelle exceptionnelle avec l’inscription, le vendredi 26 juin 2009 des Ruines de Loropéni sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. La décision vient du comité du patrimoine mondial, réuni pour sa 33e session à Séville en Espagne du 22 au 30 juin 2009, qui a statué au total sur 32 nouveaux biens présentés par 35 Etats parties prenantes à la Convention sur le patrimoine mondial. Le comité a également étudié les états de conservation de 178 sites déjà inscrits. Avant la réunion de Séville, la Liste du patrimoine mondial était constituée de 878 biens « d’une valeur universelle exceptionnelle », dont 679 culturels, 174 naturels et 25 mixtes, dans 145 Etats parties. Le Burkina Faso, le Cap-Vert et le Kirghizistan, dont les dossiers ont été examinés, ne possédaient jusque-là aucun bien figurant sur la Liste du patrimoine mondial. C’est donc dire toute la fierté et l’émotion qui animent l’ensemble des Burkinabè depuis l’annonce de l’inscription des Ruines de Loropéni sur la Liste du patrimoine mondial. C’est le soulagement aussi, car le même dossier, soumis par le Burkina Faso en 2005, avait été rejeté pour compléments d’information, ce qui avait laissé plus d’une personne dans le doute. En effet, découvertes en 1902 par le lieutenant Henri Schwartz de l’armée française, les ruines de Loropéni furent considérées comme un mystère. Pendant près d’un siècle, elles furent l’objet d’études et d’écrits scientifiques réalisés par des personnalités variées sans qu’il n’ait été possible de répondre à trois questions fondamentales : qui en sont les bâtisseurs ? Quelles ont été leurs fonctions ? Quand furent-elles construites ? Pis, deux camps avaient fait jour au sein de la communauté scientifique ; ce qui pouvait mettre à rude épreuve le travail en direction de l’extérieur pour une reconnaissance des ruines de Loropéni. Finalement, les choses sont entrées dans l’ordre avec la mise en place d’une équipe scientifique, pluridisciplinaire, coordonnée par le professeur Jean-Baptiste Kiethéga et chargée d’apporter des réponses scientifiques en vue de l’inscription des Ruines de Loropéni au patrimoine culturel mondial de l’UNESCO. Ce collège de compétences diverses a donc pu approfondir la connaissance des valeurs et de la signification du site par des études et des fouilles ciblées des ruines et de leur espace intérieur afin d’établir, entre autres, le rôle et la fonction de Loropéni et son association avec le commerce transsaharien à destination des côtes de l’Afrique de l’Ouest. Un travail énorme a donc été abattu ; et c’est tout à fait légitime si l’espoir était, entre-temps, revenu au sein du comité scientifique et de nos autorités lorsque le dossier a été déposé de nouveau le jeudi 29 janvier 2009 au Centre du patrimoine mondial de l’UNESCO à Paris. C’est le lieu de féliciter l’ensemble des chercheurs et tous les partenaires qui se sont impliqués corps et âme pour l’inscription de ce bien culturel burkinabè. Cela a été possible aussi grâce à l’Etat, à travers le ministère de la Culture, qui y a cru et s’y est investi. De Mahamadou Ouédraogo en passant par Aline Koala jusqu’à l’actuel chef du département de la Culture, Filippe Savadogo, chacun y a mis du sien, voire même de sa passion pour que ces Ruines obtiennent la reconnaissance mondiale. Ce qui, au-delà de la solidarité internationale pour conserver le site, boostera davantage le tourisme dans notre pays. En plus, en disposant même d’un seul site, en attendant certainement de nouvelles batailles pour l’inscription d’autres comme les cases de Tiébélé, le faux départ du Mogho Naaba, les hauts fourneaux, etc., les Burkinabè peuvent s’enorgueillir. Quid même des Ruines de Loropéni ? Ce premier site burkinabé est bardé de hauts murs et s’étend sur 11 130 m2. C’est la mieux préservée des dix forteresses que compte la région du Lobi. Il s’inscrit aussi dans un ensemble plus large qui compte une centaine d’enceintes en pierre, reflétant la puissance du commerce transsaharien de l’or. Vieilles d’au moins mille ans selon des découvertes récentes, ces ruines sont situées près des frontières du Togo et du Ghana. L’emplacement a été occupé par les Lohron ou les Koulango, qui contrôlaient l’extraction et la transformation de l’or dans la région à l’apogée de cette exploitation aurifère (XIVe au XVIIe siècle). Beaucoup de mystère entoure ce site dont une large part n’a pas encore été fouillée. Au cours de sa longue histoire, Loropéni semble avoir été abandonné à plusieurs reprises ; son abandon définitif est intervenu entre le début et le milieu du XIXe siècle. Ce site promet encore beaucoup d Avec son conservateur, Dr Lacina Simporé, on s’attend à ce que les Ruines de Loropéni soit gérées de manière efficace et très prudente sous peine que des travaux quelconques n’entraînent un jour le retrait du site de la Liste du patrimoine mondial. En effet, l’Allemagne l’a appris à ses dépens avec le retrait de la ville de Dresde de cette liste pour avoir construit un pont autoroutier à quatre voies qui, aux yeux de l’Unesco, défigure le paysage. Pour l’heure, le Burkina Faso a remporté une belle et grande victoire dans la préservation, la sauvegarde de son patrimoine culturel. La rédaction June 28 Jeunesse africaine Une détresse humaineJuin 2009,
Par Bendré June 26 L’expatriation des compétences burkinabé : oser en parler !vendredi 26 juin 2009
Après l’interview du ministre de la Jeunesse et de l’Emploi publiée sur Lefaso.net, nous vous proposons une réflexion de deux étudiants Bburkinabè sur la fuite des cerveaux. Le débat sur ce phénomène qui frappe tous les pays est loin d’être épuisé L’expression « fuite de cerveaux » fut employée pour la première fois en 1950 par Peter Smith, alors sous-directeur général pour l’éducation de l’UNESCO pour désigner l’exode des compétences des pays moins nanties vers des pays plus aisés, créant un manque de main d’œuvre qualifiée pour les premiers. De nos jours, plusieurs expressions foisonnent pour décrire et signifier la même réalité. Ainsi trouve-t-on dans les pays d’émigration les expressions comme « migration des cerveaux », « exode des intellectuels », « expatriation des compétences » et dans les pays d’accueil « immigration choisie », « immigration concertée » pour éviter de dire tout simplement « pompage de cerveaux » ! Dans tous les cas, il s’agit des flux migratoires des scientifiques et des chercheurs s’installant à l’étranger pour trouver de meilleures conditions de travail ou de rémunérations.
L’expatriation des compétences n’est pas un phénomène nouveau. L’exode des penseurs grecs vers l’Ouest sui Selon les chiffres de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique et l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), entre 1960 et 1975, 27 000 Africains ont quitté le continent pour les pays industrialisés. De 1975 à 1984, ce chiffre a atteint 40 000. Par ailleurs, ces mêmes organisations estiment que depuis 1990, près de 20 000 personnes quittent le continent africain par an. Selon le PNUD, 60 % des médecins formés au Ghana dans les années 80 ont quitté le pays. Pire encore, il y a plus de médecins béninois en Ile-de-France qu’au Bénin (cf. Libération du 20 juillet 2007). [NDLR : En l’absence d’enquête récente, ce denier exemple, qui était vrai dans années 70-80 ne l’est peut-être plus] Sous d’autres cieux, Haïti (plus de 80 % d’exode), les îles du Cap-Vert, Samoa, la Gambie et la Somalie ont vu ces dernières années plus de la moitié de leurs cadres partir vers les pays riches. En 2004, un million de personnes de ces pays sont parties en quête de meilleures conditions de vie et de travail, soit 15 % des diplômés du supérieur de ces pays. Nous ignorons les statistiques sur le Burkina Faso, mais il est évident que le manque à gagner est lourd pour un pays dont 23,8% de sa population de plus de 15 ans est analphabète et dont moins 1 % de sa population a une formation universitaire (statistiques INSD). Pour les pays arabes, 50% des médecins, 23 % des ingénieurs et 15 % des scientifiques de différentes spécialités se perdent chaque année, et émigrent essentiellement en Europe, aux Etats Unis et au Canada. En Europe, les chiffres sont moins alarmistes. En France on estime que 3% des chercheurs français s’expatrient (taux le plus faible d’Europe) ; en revanche, 80% d’entre eux reviennent après quelques années. Toutefois, 40 % des économistes français « de premier rang », c’est-à-dire se classant parmi les 1.000 premiers chercheurs mondiaux, en fonction de leur nombre de publications scientifiques, sont expatriés aux Etats-Unis. Le continent asiatique n’est pas en reste. La Chine nous confirme l’expansion de ce phénomène. En effet, sur le million d’étudiants chinois partis à l’étranger entre 1978 et 2006, seuls 26 % sont retournés dans leur pays. Avec de tels records, les émigrations sans retour physique et/ou financier constituent une perte sèche dans l’effort de formation des gouvernements des pays à faibles revenus. Cette perte est d’autant plus paradoxale que l’Afrique consacre dans le même temps 4 milliards de dollars US à l’emploi d’environ 100.000 expatriés non africains, à en croire Mme Ndioro Ndiaye, Directrice générale adjointe de l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM). Quelles solutions ? Plusieurs personnes estiment que l’impact négatif des émigrations de cerveaux ne doit pas être surévalué, du fait des transferts d’argent, source d’investissements, que les expatriés font à l’endroit de leur pays d’origine. Cependant, nous estimons qu’il faut saisir le taureau par les cornes, car le transfert des superflus ne saurait remplacer la diffusion des compétences au sein du marché du travail que le retour des expatriés permettrait. Certains pays ont mis des mécanismes d’incitation en la matière. Les Universités américaines offrent des opportunités d’emplois et de rémunérations bien meilleures que la moyenne européenne. La France est championne dans le pompage des cerveaux via sa politique d’immigration choisie. Quant à la Russie, elle récompense chaque année les meilleurs chercheurs de moins de 35 ans qui contribuent au développement de la science et de l’innovation, par un prix d’excellence qui se chiffre à 2,5 millions de roubles (55.000 euros). D’autres pays, notamment du Sud, préfèrent le bâton à la carotte. Ainsi, les intellectuels burundais qui s’exilent doivent rembourser leurs frais d’études (bourses). Les étudiants chinois boursiers qui suivent un master ou un doctorat à l’étranger sont tenus de « servir la patrie au moins deux ans » à leur retour. Un règlement publié conjointement en 2007 par les ministères chinois de l’Éducation et des Finances les oblige à rentrer au pays à la fin de leur cursus sous peine de devoir rembourser leurs frais de scolarité et une amende à hauteur de 30% du montant de leur bourse. Qu’en est-il du Burkina Faso ? Nous n’avons aucune réponse ! Toutefois, nous pouvons vous fournir l’avis des intellectuels burkinabé à l’étranger sur le phénomène. Les résultats suivants sont issus d’un sondage que nous avons effectué auprès de ces personnes (étudiants et travailleurs burkinabé en France, au Maroc et aux Etats-Unis, principalement) et auprès de travailleurs résidents au Burkina mais ayant fait leurs études à l’étranger. L’avis des principaux concernés Sur 36 répondants à notre questionnaire, on compte 32 personnes de sexe masculin et 4 de l’autre sexe, 22 étudiants de cycle supérieur, 13 travailleurs et une personne à la recherche d’emploi. La problématique de l’expatriation des compétences crée des remous et des divisions auprès des individus de l’échantillonnage. La tendance qui se dégage cependant conçoit l’expatriation des compétences comme un mal nécessaire, un exil réfléchi à la recherche de meilleurs conditions de travail. Les facteurs déterminants potentiels du départ sont d’une part le manque d’opportunités au Burkina inhérentes à l’exiguïté et à la non compétitivité de son marché de travail, et d’autre part la corruption qui gagne l’administration et le milieu des affaires. Sur ce dernier point par exemple, plus de la moitié des sondés estiment que la corruption va crescendo au Burkina, et fait partie de leur vécu quotidien. A ces facteurs s’ajoute la pression familiale (soit dans le sens de l’incitation au départ à la recherche de meilleurs revenus, soit dans celui de la pression à la prise en charge, qui découragerait plus d’un intellectuel à rester au pays). La rémunération attractive de l’étranger ne constitue pas un facteur de premier rang (ce qui est contre- intuitif), mais l’une des gouttes d’eau qui contribue à remplir la vase. Par ailleurs, plus de deux tiers des interrogés estiment que leur carrière potentielle au Burkina Faso ne serait pas (ou n’est) brillante, voire qu’elle serait à la traîne. Selon eux, ils n’arriveraient pas à valoriser leur potentiel pleinement ; dans un tel contexte, on comprend pourquoi la moitié des individus de l’échantillon conçoivent l’expatriation des compétences comme un jeu gagnant-gagnant, entre les expatriés et leur pays d’origine, du fait de la capitalisation de compétences et des transferts d’argent qu’ils pourraient effectuer au bénéfice du Faso. On ne jette pas sa patrie avec une pierre Fort heureusement, l’expatriation des compétences est perçue parmi la diaspora burkinabé de notre échantillon comme une étape préparatoire à un retour au bercail. Ainsi, de l’avis général, un séjour de 5 ans à l’étranger serait idéal pour acquérir de quoi préparer son insertion professionnelle au pays. Aussi, avoir un financement de l’Etat burkinabé en bourses d’études, bien qu’elle ne constitue pas une contrainte au retour, est sûrement un facteur incitatif. Doit-on en conclure que le problème se résoudra de lui-même ? Que nenni ! Deux tiers des travailleurs résidents au Burkina Faso cherchent activement une opportunité pour s’exiler à l’étranger. Ils sont 44,4% des répondants qui estiment qu’ils ont une envie forte de s’expatrier, et ne demeurent au pays que contre leur gré (manque d’ouverture à l’étranger, immigration contrôlée des pays occidentaux, responsabilité familiale…). Un dialogue concerté entre les intellectuels et les autorités burkinabé est nécessaire pour créer un environnement propice à l’épanouissement des cerveaux burkinabé dans leur propre patrie. C’est à la condition de concessions réciproques et d’une dose de patriotisme que le pays des Hommes intègres pourra affronter sereinement la concurrence tant rude d’attrait des cerveaux dans un monde globalisé. P.S. Les résultats de notre sondage, bien qu’ils apportent des éclairages nouveaux et permettent de relancer le débat (c’est qui est le but affiché) sont spécifiques à notre échantillon et ne sont pas extrapolables. Par Laurent ILBOUDO, Doctorant en économie à Paris June 25 REMANIMENT MINISTERIEL VU D’AFRIQUE
"Le Pays La tumeur du petit Idrissa est plus grave que prévu
Paru aujourd'hui, jeudi 25 juin 2009
Photo : archive François Vignola Idrissa (ci-dessus au jardin de Cimiez) est hospitalisé depuis lundi pour subir une série d'examens médicaux. Les nouvelles ne sont pas bonnes : Idrissa ne sera pas opéré vendredi. Mais les médecins niçois restent plus que jamais déterminés à sauver la vie de ce petit garçon de 7 ans, venu du Burkina Faso.
La tumeur qui déforme le visage d'Idrissa est « plus grave que prévu », explique le Dr Guillaume Odin, chirurgien maxillo-facial au CHU de Nice, qui a pris en charge l'enfant depuis lundi. « Nous avons réalisé une biopsie ce matin [hier matin, NDLR] : il s'agit d'une tumeur cancéreuse, une tumeur extrêmement envahissante », poursuit le médecin qui travaille en collaboration avec le chirurgien plasticien Thierry Balaguer du CHU de Nice et le Dr Michel Buffet de la clinique Saint-Georges. « Un traitement plus lourd et plus coûteux » Alors qu'on pensait jusque-là que la tumeur qui grandit sur la dent d'Idrissa était bénigne et que l'on pourrait opérer rapidement, ce diagnostic complique la donne. « On doit apporter le meilleur traitement possible à Idrissa et, pour cela, il faut bien connaître le type de maladie à soigner. Il faut faire des examens complémentaires. Nous devons notamment déterminer s'il y a des métastases dans le reste du corps. Le dossier a été confié au service d'oncologie pédiatrique », ajoute le Dr Odin. Le temps de subir tous ces examens médicaux, Idrissa est hospitalisé à l'Archet. Véronique, sa « maman » d'accueil antiboise, et sa « tatie » Josy, référente de l'association L'Hymne aux enfants, ne l'ont pas quitté une seconde. « Pour l'instant, il va bien », indiquait, hier soir, le Dr Michel Buffet, membre de l'ASEY (1). « Mais le traitement sera plus lourd, plus compliqué et plus coûteux que prévu. Heureusement, les dons et l'élan de générosité vont nous permettre de soigner Idrissa le mieux possible ». « S'il y a une demi-chance de le sauver, on va la lui donner. Idrissa a 7 ans, on fera tout ce qu'il est possible de faire pour qu'il s'en sorte », promet le Dr Odin. Hier soir, quand le médecin a quitté sa chambre, le petit garçon dormait tranquillement dans son lit d'hôpital. L. B. June 23 Idrissa, 7 ans, sera opéré vendredi grâce à un vaste élan de générositéSOLIDARITE POUR IDRISSAParu aujourd'hui, mardi 23 juin 2009 5 commentaire(s)
Photo : François Vignola et DR Idrissa - ici avec sa maman d'accueil Véronique d'Antibes (à droite) et sa « tatie » Josy de Cap-d'Ail - n'a plus que quelques jours pour être sauvé. Le petit garçon a reçu des milliers de lettres de soutien de la France entière. «Idrissa, on pense à toi. Idrissa, on te sauvera ». Son petit visage a marqué la France entière. C'est une belle histoire. Une histoire qui dépasse les frontières et la crise. Une histoire de coeur. Vous, Bernard Tapie et des milliers de Français ont donné pour sauver la vie d'Idrissa. Quand on a découvert pour la première fois le visage de ce petit garçon de 7 ans déformé par une tumeur sur une dent, il ne lui restait que très peu de temps à vivre. La tumeur qui fait déjà la taille d'un ballon de rugby, ne cesse de grossir et risquait de le tuer... Quatre chirurgiens de la clinique Saint George de Nice et des médecins de l'Archet étaient prêts à tenter bénévolement l'opération de la dernière chance. Mais pour financer son hospitalisation, il manquait 20 000 euros. Bernard Tapie et des milliers de donateurs On a raconté l'histoire de ce petit garçon du Burkina Faso dans « Nice-Matin ». Sur le plateau de TF1, Bernard Tapie s'est ému, a donné. Et puis, le téléphone des associations qui s'occupent d'Idrissa (L'hymne aux enfants et ASEY) n' a plus arrêté de sonner. Les lettres et les dons sont arrivés de la France entière et même de Suisse, de Belgique et de Los Angeles. Des centaines de messages d'encouragement, de soutien : « J'ai deux enfants en bonne santé et je remercie Dieu, recevez cette somme pour l'opération d'Idrissa », « Petit Idrissa, je suis sûre que tu as hérité du courage de ton papa... », « Il n'est pas absurde de vouloir l'impossible pour permettre à un enfant de vivre... » ou le message qui accompagnait le chèque d'Alex : « Ce n'est pas beaucoup, mais étant au RMI je ne peux donner plus ». Il y a eu aussi des dessins. Des dessins d'enfants qui ont cassé leur tirelire pour aider Idrissa. Ce coeur envoyé par Arnaud, 5 ans ou ce baobab au crayon noir accompagné de ces trois lignes « Que tu sois fort comme ce baobab de chez toi. Tes ami(e)s de France ». « Positifs à 200 % » Un immense élan de solidarité qui a permis en quelques jours de réunir la somme manquante. Et de programmer l'opération de la dernière chance pour vendredi. Une intervention lourde qui comportera des risques (1). « Mais nous restons positifs à 200 % », faisaient savoir, hier soir, les proches d'Idrissa, les médecins, Josy, sa « tatie de coeur » de Cap-d'Ail, ses parents d'accueil antibois Véronique, Thierry et tous ceux qui se sont battus pour lui. « Nous sommes très touchés et nous remercions toutes les personnes unies dans cet élan de générosité et de solidarité pour qu'Idrissa puisse continuer à vivre. Idrissa est un ambassadeur qui a ouvert les portes des coeurs, pour lui et pour tous les enfants malades d'Afrique... » Et en Afrique, là-bas, au Burkina Faso, Ambroise et Sally, ses parents, veulent croire qu'Idrissa rentrera avec le sourire. Un beau sourire. Grâce à vous. 1. Les chirurgiens (Michel Buffet, Stéphane Gentil, Thierry Balaguer et Joël Lévy et des médecins de l'Archet) vont découper la mâchoire d'Idrissa pour enlever la tumeur, puis prélever un bout du péroné (os de la jambe) du petit garçon pour reconstruire le maxillaire. Savoir + Toutes les nouvelles d'Idrissa sur www.idrissa.org June 19 URGENTSOLIDARITE POUR IDRISSA
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Il reste 30 jours pour sauver le petit IdrissaParu hier, jeudi 18 juin 2009 5 commentaire(s)
Photo : François Vignola
Quatre chirurgiens plasticiens de la clinique Saint-Georges à Nice (Michel Buffet, Stéphane Gentil, Joël Lévy sur notre photo et Thierry Balaguer) sont prêts à opérer bénévolement le petit garçon atteint d'une tumeur osseuse sur une dent. Il pédale à toute vitesse dans les allées des jardins de Cimiez. De loin, on l'entend rire aux éclats. Idrissa respire la joie de vivre. Pourtant, ce petit garçon de 7 ans est en danger de mort. Il est atteint d'une tumeur osseuse sur une dent qui lui déforme complètement le visage. Dans son village natal du Burkina Faso, c'est une maladie que l'on ne sait pas soigner. Il faut faire vite, la tumeur, maligne, fait presque la taille d'un ballon de rugby et elle grossit, très rapidement : il reste 30 jours pour sauver le petit garçon. Si rien n'est fait, Idrissa mourra, étouffé. SAUVER IDRISSA / TFICliquez sur le raccourci ci dessous pour lire l'impressionnante vidéo diffusée par TF/1
APPEL URGENT
MOBILISEZ VOUS POUR IDRISSA June 18 Burkina Faso /Cité du Vatican : L’ambassadeur Tiao a présenté ses lettres de créance au Très Saint Père
En remettant ses lettres de créance, l’ambassadeur Tiao a exprimé à son hôte l’estime, la très haute considération du Président du Faso Blaise Compaoré pour Sa Sainteté, Benoît XVI dont il loue la justesse de ses prises de position sur les questions de grande préoccupation qui agitent le monde. Le diplomate burkinabè a en outre, exprimé sa ferme volonté d’œuvrer au renforcement des relations entre le Saint Siège et le Burkina Faso. Il a également sollicité le soutien du Saint Siège dans l’accomplissement de sa mission. Dans le discours qu’il a remis au Très Saint Père, l’ambassadeur Tiao, tout en exprimant sa joie, a loué les qualités humaines et spirituelles du Très Saint Père en ces termes : « j’éprouve, en cet instant solennel, une immense joie et une très grande émotion de pouvoir m’adresser directement à vous au regard de votre personnalité exceptionnelle, des valeurs spirituelles et humaines que vous incarnez, non seulement pour les millions de catholiques à travers le monde entier, mais aussi pour toute l’humanité que vous portez à chaque instant dans votre cœur et dans vos prières ». Il a poursuivi en rappelant le rôle très important que joue l’Eglise catholique dans le développement socioéconomique du Burkina Faso (particulièrement dans les domaines de la santé, de l’éducation et de l’action sociale), et aussi des actions que mène le Saint Siège en faveur des populations du Sahel, dans le cadre de la lutte contre la pauvreté à travers la Fondation Jean Paul II pour le Sahel. Et toujours selon l’ambassadeur Tiao, « l’ouverture en novembre 2007 à Ouagadougou de la Représentation du Saint Siège et la nomination d’un Nonce Apostolique témoignent de l’intérêt et de l’importance que vous accordez personnellement au Burkina Faso ». Luc Adolphe Tiao a terminé son adresse en demandant au Très Saint Père d’être toujours le porte-parole des pauvres et des sans-voix dans le monde. S’adressant en français aux huit nouveaux diplomates (Afrique du Sud, Bénin, Burkina Faso, Inde, Mongolie, Namibie, Norvège et Nouvelle Zélande), Benoît XVI s’est dit heureux de les accueillir en tant que représentants de leur pays respectif auprès du Saint Siège. Pour ce faire, il les a assurés de tout son soutien et surtout de ses prières quotidiennes pour eux-mêmes et pour l’humanité toute entière. Face à la crise économique qui fragilise encore plus les économies, surtout celles africaines, le Très Saint Père souhaite qu’une authentique solidarité se manifeste entre les pays développés et les pays les plus pauvres : « il est particulièrement indispensable en des moments de crise que l’aide au développement ne diminue pas, mais que les promesses faites à bien des reprises soient effectivement concrétisées », dira-t-il. Benoît XVI a en outre, prêché pour un monde de justice et de paix. Cette paix qui est source d’une existence digne et prospère pour toute l’humanité. Et pour cela, il en appelle à un supplément de fraternité dans le monde et aussi, à un monde débarrassé de toutes formes de violences et où les religions seront à même de cohabiter pacifiquement et de s’ouvrir les unes aux autres. Dans la réponse personnelle qu’il a remise à l’ambassadeur Tiao, Le Très Saint Père a demandé au diplomate burkinabè de transmettre au président du Faso et au peuple du Burkina Faso toute sa reconnaissance et ses vœux de prospérité. Le Burkina, selon le Très Saint Père, est un pays qu’il connaît grâce à ses dirigeants au nombre desquels le défunt cardinal et ancien Archevêque de Ouagadougou, Paul Zoungrana. L’Eglise catholique est profondément engagée dans la société burkinabè Il s’est également réjouit du fait que l’Eglise catholique soit profondément engagée dans la société burkinabè : « par son service de la population, elle souhaite contribuer à la place qui est la sienne, à répondre aux nombreux et importants défis auxquels les familles sont confrontées ». Benoît XVI a fait remarquer par la suite que la Fondation Jean Paul II pour le Sahel est un signe éloquent de la solidarité de l’Eglise catholique avec les pays du Sahel, particulièrement touchés par la sécheresse, la faim et la désertification. Abordant l’actualité sous-régionale, Le Très Saint Père s’est là aussi, appesanti sur les questions de paix et de stabilité dans le monde et particulièrement, dans cette sous-région ouest-africaine. Aussi, dira-t-il, « c’est seulement par un dialogue patient que les différends peuvent se résoudre et que la paix et la justice peuvent s’établir ». Il a pour ce faire, loué les efforts du Burkina dans cette entreprise et souhaité que les hommes et les femmes épris de paix et particulièrement les personnes qui ont des responsabilités dans la société puissent poursuivre, avec courage, leurs efforts pour que la stabilité et la tranquillité permettent d’affermir des relations de fraternité et de solidarité entre les peuples de la région, dans une profonde confiance mutuelle. Sa Sainteté Benoît XVI, a par la suite, eu une pensée particulière pour les évêques du Burkina Faso ainsi que pour tous les membres de la communauté catholique pour leur dynamisme. Ainsi, dans la préparation de la deuxième assemblée spéciale pour l’Afrique du Synode des évêques, il les invite à porter dans la prière la préparation et le dénouement de ce grand évènement ecclésial. A l’issue de cette cérémonie solennelle, l’ambassadeur Tiao s’est entretenu avec Son Excellence, le Cardinal Tarcisio Bertone, Secrétaire d’Etat, mais, dit-on, celui qui joue le rôle de Premier ministre. Avec cet autre grand homme d’Eglise, il a surtout été question de l’excellence des relations entre le Saint Siège, le Burkina Faso et la communauté catholique et de la bonne cohabitation inter-religieuse au Pays des Hommes intègres. Les deux personnalités ont également évoqué les questions d’actualité notamment la pandémie du Sida et la préparation du deuxième Synode des évêques. Toujours dans le cadre de la présentation de ses lettres de créance, l’ambassadeur Beyon Luc Adolphe Tiao qui a séjourné à Rome du 25 au 30 mai 2009, a conformément au protocole d’usage, remis le jeudi 28 mai, les copies figurées de ses lettres de créance à Monseigneur Fernando Filoni, Substitut de la Secrétairerie d’Etat, en somme, l’équivalent chez nous au Burkina Faso, du ministre de l’Intérieur. Le mardi 26 mai également, il a successivement eu des entretiens avec Son Excellence, Monseigneur Claudio Maria Celli, président du Conseil Pontifical de la Communication Sociale (l’équivalent d’un ministre de la Communication) et Monseigneur Dominique Mamberti, secrétaire aux relations avec les Etats, c’est-à-dire l’équivalent du ministre des Affaires étrangères au Burkina Faso. Le mercredi 27 mai, l’ambassadeur Tiao a été l’invité spécial de « Radio Vatican », pour une émission. L’ambassadeur Tiao a enfin mis à profit son séjour pour visiter quelques hauts lieux de la religion catholique dont les basiliques Saint-Paul, Saint-Pierre, Sainte-Marie-Majeure et Saint-Jean-de-Latran. Il a par ailleurs demandé et obtenu une messe d’action de grâce qui a été dite par le Padré (Père) Don Janvier Marie Gustave Yaméogo (un compatriote résidant à Rome), le 30 mai à la chapelle de la Crypte dans la Basilique Saint-Pierre. Padré Janvier Marie Gustave Yaméogo a tout mis en œuvre pour le succès de la mission de l’ambassadeur Tiao à Rome. A l’issue de cette messe, l’ambassadeur Tiao s’est incliné sur la tombe du Pape Jean-Paul II. Et avant de quitter la Cité du Vatican, il a visité le Musée du Vatican et la Chapelle Sixtine dans laquelle les Cardinaux se réunissent pour désigner le nouveau Pape. Pour cette mission, l’ambassadeur Beyon Luc Adolphe Tiao était accompagné de son épouse Christiane, du premier secrétaire de l’ambassade, Monsieur Moussa Kaboré et de l’attaché de presse, Joseph Bonzi. Service Presse, Ambassade Burkina / France June 15 La SONAGESS devrait s’intéresser au riz étuvé plus qu’au riz paddy !
Le ministère de l'Agriculture, de l'Hydraulique et des Ressources halieutiques a organisé, le samedi 6 juin 2009 à Bagré, un forum des pro Ainsi, le ministère de l’Agriculture semble vouloir améliorer la concertation avec les producteurs de riz. Nous ne pouvons que nous en féliciter. Mais il y a urgence. En effet, les producteurs de riz sont déjà en train de se préparer pour la nouvelle saison de culture.
« Il convient de s’entendre clairement sur les conditions de cette aide » Il s’agit donc d’une aide soumise à conditions. Pourquoi pas ? Pourvu que les conditions soient clairement définies et connues avant que l’aide soit accordée. Mais les conditions engagent les deux partis : les producteurs et l’Etat. Il serait sans doute bon de parler de contrat, avec des engagements précis de chacun des deux partis. A quoi s’engageraient les producteurs ?
Mais puisqu’avec ce 1er forum, le débat est maintenant public, j’aimerais faire une remarque et une proposition. Une remarque : la SONAGESS ne cesse de répéter qu’elle a besoin de riz pour les hôpitaux, les prisons, l’armée et les cantines scolaires. Or à ma connaissance ces derniers n’ont pas besoin de riz paddy mais de riz blanc décortiqué ou, mieux, de riz étuvé. Je dis « mieux » car le riz blanc a perdu la plupart de ses éléments nutritifs, ce qui n’est pas le cas du riz étuvé. Pourquoi la SONAGESS ne semble pas s’intéresser au riz étuvé ? Aujourd’hui, dans toutes les plaines rizicoles, les femmes sont organisées et capables de fournir du riz étuvé de qualité et en quantité. Et cela offre aux familles de producteurs des ressources complémentaires non négligeables.
Voici donc ma proposition, sur la base d’un sac d’engrais vendu environ Les associations de producteurs de riz céderaient le riz paddy aux femmes étuveuses à 115 F ou 120 F le kilo. Puis ils achèteraient le riz étuvé pour le livrer à la SONAGESS sur la base de 300 F le kilo. A chacun des partis de vérifier le bien fondé de cette proposition. La SONAGESS devrait trouver ce prix raisonnable. En effet, le riz étuvé est meilleur pour la santé que le riz blanc décortiqué, et ce prix – 300 F le kilo - est à l’intérieur de la fourchette proposée l’an passé par le gouvernement pour le riz blanc. Cette proposition, si elle était acceptée, ferait reculer la pauvreté dans les plaines rizicoles. N’est-ce pas un des objectifs du gouvernement ? L’engagement du ministère de l’agriculture serait essentiellement de faire en sorte que les semences et les engrais soient acheminés à temps auprès des producteurs. Il est temps que les concertations s’accélèrent et qu’un dispositif consensuel soit mis en place, si on ne veut pas que les retards constatés l’an passé se renouvellent. Les producteurs devraient proposer dès maintenant un calendrier clair et précis qui leur convient. Koudougou, le13 juin 2009 June 06 Association mère, enfant, environnement et développement de Foroteon June 01 L'eau manque à nos cultures, que faire ?
Le Forum de prévision saisonnière pour l’Afrique de l’Ouest (PRESAO) s'est tenu comme chaque année à Niamey les 22 et 23 mai 2009. Cette rencontre rassemble des représentants des services météorologiques nationaux d’Afrique de l’Ouest (notamment de Agrhymet à Nyamey), du Cameroun et du Tchad, et des spécialistes mondiaux de la météo. Au cours de cette rencontre, les prévisions pour la saison des pluies qui démarre ont été présentées. Pour le Sahel, les spécialistes météo prévoient pour 2009 des pluies moins abondantes qu’en 2008. Pour chaque zone, les nombres figurant dans les 3 cases représentent la probabilité que le cumul saisonnier des précipitations soit dans la catégorie "au-dessus de la normale" (boîte supérieure), "proche de la normale" (boîte du milieu) et "au-dessous de la normale" (boîte inférieure). Ainsi pour la zone II, qui concerne la majeure partie du Niger, il y a 25% de chance que le cumul saisonnier des précipitations soit dans la catégorie "au-dessus de la normale" (contre 50% en 2008), 40% de chance que ce total soit dans la catégorie "proche de la normale", et 35% de chance qu'il se retrouve dans la classe "au-dessous de la normale". Donc pour cette zone II (qui comprend le Burkina) il est indiqué une probabilité de pluies proches de la normale avec une tendance de probabilité en dessous de la normale, contre excédentaires ou normales pour l’année 2008. Ce sont des probabilités, mais qui laissent envisager une année moins bonne que l’année 2008. Notons, cependant, que 2008 a été une année exceptionnellement bonne. Ces pronostics sont donc moins favorables que l’an passé. Toutefois, il y a quand même 2 chances sur 3 que la quantité d’eau reçue par le Burkina durant le prochain hivernage soit proche de la normale, voire supérieure à la normale. Mais tous les paysans savent que le plus important, ce n’est pas la quantité d’eau reçue, mais la répartition des pluies. Et là, les spécialistes ne peuvent rien nous dire. Que conclure? Soyons prudents, comme tout bon agriculteur du Sahel ! C'est pourquoi, le Centre régional AGRHYMET recommande donc aux producteurs d’appliquer les techniques d’économie de l’eau ou de récupération des eaux de ruissellement, grattage superficiel en début de saison, application de fumure organique, zaï , demi-lunes, etc., et de limiter la concurrence des mauvaises herbes pour l’utilisation de l’eau du sol. C'est pour nous l'occasion de rappeler qu'il existe des documents qui donnent de bons conseils. Je pense aux cahiers du CESAO n° 1 et 4 ("L'eau manque à nos cultures, que faire?", et "Comment garder bonne la terre ?"). Les livrets en français simples sont malheureusement épuisés (une réimpression est envisageable !), mais ils sont disponibles en moore et en jula. Il s'agit, en moore, de :
Et en jula :
Ces livres, écrits par Marin Terrible, P.B. (un des pionniers de l'écologie et du changement climatique au Burkina) et Jean Ouattara, restent d'actualité. Ils peuvent être lus par tout paysan alphabétisé dans une de ces langues. Mais surtout, ce sont des outils remarquables pour une courte session de formation, et donc pour les Formations Tecniques et Spécialisées (FTS) du cycle d'alphabétisation en langues nationales tel qu'il est proposé au Burkina. Malheureusement, je ne suis pas sûr qu'un seul centre d'alphabétisation du Burkina ait utilisé un de ces livrets (disponibles à Koudougou au SEDELAN ). Koudougou, le 28 mai 2009 May 14 Nos invitésMay 11 Frères et sœurs dans la Foi ! Ste ThérèseUn jumelage pastoral unit nos deux paroisses de Notre-Dame-de-la-Paix à Maria-Tãw, au Burkina Faso, et Sainte-Thérèse-de-l'Enfant-Jésus à Rueil-Malmaison. Comité de jumelage de Maria Taw May 08 Pays LOBI, BIRIFOR et DAGARA
April 29 ENREGISTREMENTAvril 2009 : Danielle part pour Ouagadougou afin de procéder à l'enregistrement des chants préparés depuis presqu'un an avec les enfants de Maria-Tãw sous la responsabilité de l'abbé Paul-André et Fidèle Kiemdé.
Informations données par Danielle Bonito-Sales, le 15 avril 2009 |
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