KORO et's profileBURKINA FASO - région DA...PhotosBlogListsMore Tools Help

BURKINA FASO - région DAGARA

- AU PAYS DES HOMMES INTEGRES -

KORO et TANTIE

Custom HTML

This person's network is empty (or maybe they're keeping it private).

Merci de votre visite 

aidez nous à faire mieux 

donnez nous votre avis

toutes les critiques sont les bienvenues

 mauvaises elles sont toujours  utiles

bonnes elles nous encouragent

 

 

Please wait...
Sorry, the comment you entered is too long. Please shorten it.
You didn't enter anything. Please try again.
Sorry, we can't add your comment right now. Please try again later.
To add a comment, you need permission from your parent. Ask for permission
Your parent has turned off comments.
Sorry, we can't delete your comment right now. Please try again later.
You've exceeded the maximum number of comments that can be left in one day. Please try again in 24 hours.
Your account has had the ability to leave comments disabled because our systems indicate that you may be spamming other users. If you believe that your account has been disabled in error please contact Windows Live support.
Complete the security check below to finish leaving your comment.
The characters you type in the security check must match the characters in the picture or audio.
Coucou c'est titi de Rimouski, bon week-end ensoleillé je vous le souhaites, profites-en bien. 
Amicalement, Giroflée xxx
 
June 20
Mon avis est que je vais revenir pour une soirée ....sourire .....donnez leurs un gros bisou pour moi.Nadége
May 9

 

A Moment In Time

Images of trees and grass lay mirrored upon the stillness of the
lake.
Reflections of sun and sky are transposed to quiet waters, as
lilly pads float like small vessels
on its surface.
Saw grass bends slightly as a
gentle breeze caresses its long
green blades.
Feelings of peace and tranquility
fill my soul, as I enjoy the
splendor of the scene before me.
All the world is alive and
encompassed in this special
moment in time.

Enjoy your weekend.

Kind regards,

A. & J.

May 9
Titi passe te souhaiter une belle soirée et une bonne nuit,
amitiés,
Giroflée xxx
May 8
Bonjour chers amis Koro et Tantie, milles excuses pour ne pas avoir répondu avant ce jour, cela est du au fait de mes occupations qui ne me laisse que peu de temps pour répondre à mes messages et ouvrir mon ordinateur.
Milles merci pour votre dernier message qui m'a fait bien plaisir.
J'espère que tout va bien pour vous deux et votre famille.
Je vous souhaite une belle journée et fin de semaine.
Ici soleil et chaleur depuis quelques jours, enfin un vrai printemps.
Merci encore pour votre amitié si précieuse.
Mes salutations amicales du sud de France.
FRED.
 
May 7
Je viens vous souhaiter un bon week-end du 1er mai avec tous pleins de gros bisous.
A bientôt...
Apr. 30
Bon week-end Koro et Tantie, y va faire beau en titi,
amicalement
Giroflée xxx
Apr. 25
Bonjour Chers amis.
Tout d'abord merci pour votre dernier message qui m'a fait plaisir, venant y répondre avec du retard, m'en excusant.
En ce moment je suis un peu débordé et pris par mes diverses activités sportive et associative, qui ne me laisse à regret que peu de temps pour répondre à mes messages.
J'espère que tout va bien pour vous.
Je viens vous souhaiter une belle journée et fin de semaine, m'absentant dés demain pour une compétition sportive.
Mes amitiés sincères.
FRED.
 
Apr. 22
Bon week end Koro et Tantie,
à bientôt
amicalement,
Giroflée xxx
Apr. 17

Bonjour Chers amis Koro et Tantie.

Mes amitiés sincères de Frédéric votre nouvel ami du sud de France, prés de Perpignan (66) où le temps est plutôt nuageux et pluvieux ses derniers jours.

Je profite d'un instant, n'ayant pas trop de temps libre en ce moment pour répondre à mes messages; pour vous remercier pour votre amitié et passage par mon blog, ayant laissé quelques lignes bien sympa.

Je ne serai pas présent pendant quelques jours à venir, prenant des vacances avec mon épouse.

Je ne pourrai répondre à votre prochain message qu'à mon retour.

Je trouve votre blog vraiment trés sympa et rêveur avec ses jolies images et photos; Félicitations.

Je vous souhaite de joyeuses fêtes de Pâques à tous deux.

Belle journée et fin de semaine.

Mes salmutations les plus amicales.

Votre ami FRED.

Apr. 9
kheira42wrote:
bjr et merci d votre visite dans mon blog , kheira c est mon vrai prenom à tres bientot
Mar. 29
revelunewrote:

bonjour vous 2

merci d'être passé sur mon blog que j'arrête d'ailleurs.

Merci pour tout ce que vous faites pour l'Afrique, pays de mes origines.

Bon courage

amicalement

françoise

Mar. 28
Christinewrote:
Bonsoir!! comme vous me l avez si gentiment demandé je suis venue regader quelques uns de vos albums.. j ai eu quelques coups de coeurs, ou jai laissé des commentaires. Merci de votre visite et bon courage pour vos projets .. un coeur sur la main est un coeur a la bonne place.. gardez le la ou il est, vous faite un travail formidable aupres de ces peuples...
Mar. 20
Nathalie 81wrote:
Bonjour à tous les deux Trés beau projet vous participez au changement des choses. Pour faire de petits pas dans ce monde il faut de grandes utopies Bises à tous les deux Nath
Jan. 25
cywrote:
Plein de magnifiques choses pour 2009.
Jan. 5
Odha ...wrote:
bonsoir merci de votre passage ... non non je ne fais pas que rêver justement j'ai bien mis " vivre ses rêves " ... Rire en entrée de blog
je suis allée au Mali 1 mois les photo sont dans le skydrive pas eu le temps de remettre dans l'album avec le chamboulement d'msn .. et je
suis dans une asso avec l'oncle de Tiken Jah Facoly en Cote d'Ivoire pour une maternité Gbeleban ... et une asso au Sénégal pour enfants
mais vous ne pouvez pas savoir il faut voir le blog en entier et je n'etale pas trop ce que je fais ... mais je partage ce que j'ai vu ... Rire et
ce que je vis avec mes contacts la bas ...
bonne continuation a vous ... c'est une action honnorable que vous faites
amicalement
Odha
Jan. 3
Jorgen wrote:
Den humanitære en bra ting. Takk for de som trenger hjelp.
Nov. 26
Bernd wrote:
es ist sehr gut, was Sie tun. Fort. Gute Woche. Smile
Nov. 26
BONSOIR; c 'est tres bien ce que vous faites....en ce qui concerne l Amérique, c'est juste aussi mais bon il faut pas rever,^
non plus...vu le degat que busch laisse....Amicalement  Nadége
Nov. 11
Un bonjour très simple mais très chaleureux à vous ainsi qu'à tous ceux du Burkina. Un sourire et une main sur l'épaule.
A bientôt.
Nov. 3
Ian wrote:
Het is heel goed wat je doet voor deze mensen.
Oct. 31
jah manwrote:
bonjour,Je suis venue faire un tour dans votre blog,les photos snt magnifique,dommage que vs essaye ps en noir et blanc.tiao tiao alors le prochain voyage c'st ou? tiao jah
Feb. 10

Video

 

Video

 
Photo 1 of 61

Video

 

Video

 
July 04

Le PEUPLE DAGARA

 
Capturer dagara

Pour en savoir plus cliquez sur ce lien à gauche AMEEFOROTEON

July 02

Burkinabè de New York : Grand barbecue à l’occasion de la fête de l’indépendance des Etats-unis

 

jeudi 2 juillet 2009 

Les Burkinabè de New York à travers l’Association burkinabé de la Région de New York (ABNY) organisent un barbecue le samedi 4 juillet 2009, fête de l’Indépendance des Etats-Unis. L’ABNY vous invite à venir passer des moments agréables en compagnie de vos familles et amis à partir de 11h00.

ADRESSE : CLAREMONT PARK, MOUNT EDEN PARKWAY ET MORRIS AVENUE, BRONX, NEW YORK 10457. Pour toute information concernant le barbecue, vous pouvez joindre les personnes ci-après :
- Patrice Yamégo, PRESIDENT DE l’ABNY, Cel : 9179572130
- Makido Kaboré, membre du bureau de l’ABNY, Cel : 9175693479
- Abel Kagambega, membre du bureau de l’ABNY, Cel : 2035504177.

MERCI DE VOUS JOINDRE A L’ABNY POUR CELEBRER LA FETE DE L’INDEPENDENCE DES ETATS-UNIS. MC27

Association des Burkinabé de New York 

 

i_love_burkina_faso_t_shirt-p235636647860642863qw9y_400 a

June 30

« Le franc CFA m’a “tuer” ! »

abc_coton_1

A l’occasion de sa parution, le 12 mai, le Rapport Cyclope 2009, ouvrage de référence sur les marchés mondiaux de matières premières, souligne l’agonie des filières en zone Franc qui subissent l’Inde et surtout le franc CFA. Ailleurs en Afrique, notamment au Zimbabwe, la situation n’est pas comparable. Le point de vue de Gérald Estur, co-auteur du rapport.

Les Afriques : La crise semble signer la mort des filières cotonnières en Afrique francophone. Quelle est votre analyse ?

Gérald Estur : Il y a eu une petite phase d’espoir pour les filières africaines au début de l’année dernière avec l’envolée des cours dopés par la spéculation, mais qui s’est vite éteinte. Pour la première fois depuis trois ou quatre campagnes, on pouvait espérer revenir à l’équilibre des comptes, à payer des prix suffisamment rémunérateurs aux producteurs pour qu’ils aient recours aux intrants. Mais on a très vite déchanté au bout de trois ou quatre mois. On est retombé au niveau des cours d’il y a deux ans, situation dans laquelle la filière se morfondait entre 2004 et 2007. On s’est retrouvé plongé avec des déficits cumulés considérables.

Toutes ces filières, ou pratiquement toutes, sont en perdition : elles ont été recapitalisées par l’Etat. Même de belles filières sont en difficulté.

On a beaucoup mis la faute sur les subventions américaines. On le dit encore souvent en Afrique. Mais il faut tout de même prendre du recul. Ce n’est pas la production américaine qui est l’élément clé. J’aurais tendance à dire que le coupable, c’est l’Inde, ce n’est pas les Etats-Unis. La production américaine perd un million de tonnes tous les ans...

Mais le véritable coupable derrière tout ça, c’est le franc CFA : « Le franc CFA m’a “tuer” ! »

LA : Donc il y a deux coupables : le franc CFA et l’Inde ?

GE : Le franc CFA est resté accroché à l’euro – on a raté le coche au moment du passage à l’euro – et l’euro s’est envolé ! Certes, lorsqu’on est dans un ensemble de pays, certains profitent de la situation plus que d’autres. Mais là, on a clairement arbitré en faveur des pays qui profitent d’un franc CFA fort, à savoir les importateurs et certaines élites qui envoient leurs enfants à l’étranger. Si on était resté au niveau d’un dollar pour environ 600 francs CFA, on n’aurait pas parlé de déficit tous les ans. Or, il y a eu des déficits considérables. Au Mali, on est quasiment à 200 milliards FCFA. abc_coton_2414

Toutes les sociétés cotonnières en zone Franc sont virtuellement en faillite. Et c’est le cercle vicieux : on ne peut pas payer un prix  suffisamment rémunérateur au producteur. On ne peut pas non plus expliquer à un producteur qu’être payé 150 FCFA le kilo aujourd’hui c’est plus en parité de pouvoir d’achat, en mobylettes chinoises, que ce n’était en 2002 ; 150 francs CFA aujourd’hui, c’est l’équivalent d’au moins 220 FCFA ou plus d’alors. Mais ce discours, bien entendu, ne passe pas !

Malheureusement, le prix des intrants ayant augmenté, c’est l’effet ciseaux. Les gens se retrouvent avec plus rien du tout. Les sociétés sont elles-mêmes en difficultés, donc on paye les gens avec un lance-pierre ou on ne les paye pas. Et lorsqu’on annonce un prix à 200 FCFA, comme cela a été le cas l’année dernière au Mali, les gens n’ont pas plus fait de coton, car ils n’étaient toujours pas payés des 160 francs de l’année précédente. Au Togo, les producteurs n’ont pas été payés pendant deux ans : il y a eu une perte de confiance généralisée vis-à-vis de la filière. Ceci a été le cas sur quasiment tous les pays de la sous-région, sauf peut-être au Burkina.

LA : Dans les autres pays africains producteurs de coton, hors CFA, notamment en Afrique de l’Est, la situation est bien meilleure…

GE : Ils n’ont pas le franc CFA ! On a souvent vu, lors de discussions internationales, les Africains de la zone Franc monter au créneau en disant : ce sont les subventions, les prix s’effondrent, etc. Mais leurs collègues d’Afrique de l’Est ne comprennent pas, car le cours est à 60 cents alors qu’il était à 50 avant... C’est l’effet du taux de change, du CFA !

LA : Comment les autres pays cotonniers, hors CFA, résistent-ils à la crise actuelle ?

GE : Il y a des difficultés, car les prix ont chuté entre les mois de juillet et de novembre, mais ces difficultés ne sont pas du même ordre que celles des sociétés cotonnières africaines de zone Franc. Surtout, il n’y a pas de déficit accumulé. La crise permet d’éliminer les marginaux, ceux qui sont venus simplement par opportunisme. On revient à des gens plus sérieux.

LA : Face à l’Inde, comment la fin de l’année se présente-t-elle ?

GE : L’Inde a fait un grand coup d’accordéon : elle faisait 1,5 Mt, c’était le deuxième exportateur mondial et elle le demeure, mais avec moins d’un million de tonnes. Cependant cela va revenir, car on voit le retour des Etats, notamment en Inde. Même si le secteur PC040139est totalement libéralisé, il y a un prix minimum de soutien d’intervention de l’Etat, de l’ordre de 225 FCFA. On dit que c’est beaucoup, mais il faut voir que l’essentiel du marché du coton indien, même si c’est un exportateur important, c’est le marché national. L’Etat a acheté une bonne partie de la récolte et elle se trouve toujours entre ses mains. Donc lorsqu’on dressera le bilan des subventions par pays, cela fera des montants importants.

On voit bien que le grand concurrent de l’Afrique, c’est l’Inde. Non seulement l’Afrique a perdu ce marché, mais il est devenu son concurrent, car il a créé des habitudes, ne serait-ce que par sa proximité géographique : les frais d’évacuation sur le marché chinois sont moins élevés. En 2002/03, les Indiens importaient 500 000 t dont une bonne partie de cotons africains. Maintenant c’est quasiment zéro et l’Inde envoie 1,5 Mt sur le marché chinois.

Propos recueillis par Bénédicte Châtel, Paris

June 29

LES RUINES DE LOROPENI Enfin dans le patrimoine mondial

loropeni_ruines_panneau  

C’est désormais effectif, le Burkina Faso rejoint les rangs des pays hébergeant des sites d’une valeur universelle exceptionnelle avec l’inscription, le vendredi 26 juin 2009 des Ruines de Loropéni sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. La décision vient du comité du patrimoine mondial, réuni pour sa 33e session à Séville en Espagne du 22 au 30 juin 2009, qui a statué au total sur 32 nouveaux biens présentés par 35 Etats parties prenantes à la Convention sur le patrimoine mondial. Le comité a également étudié les états de conservation de 178 sites déjà inscrits.

Avant la réunion de Séville, la Liste du patrimoine mondial était constituée de 878 biens « d’une valeur universelle exceptionnelle », dont 679 culturels, 174 naturels et 25 mixtes, dans 145 Etats parties. Le Burkina Faso, le Cap-Vert et le Kirghizistan, dont les dossiers ont été examinés, ne possédaient jusque-là aucun bien figurant sur la Liste du patrimoine mondial. C’est donc dire toute la fierté et l’émotion qui animent l’ensemble des Burkinabè depuis l’annonce de l’inscription des Ruines de Loropéni sur la Liste du patrimoine mondial.

C’est le soulagement aussi, car le même dossier, soumis par le Burkina Faso en 2005, avait été rejeté pour compléments d’information, ce qui avait laissé plus d’une personne dans le doute. En effet, découvertes en 1902 par le lieutenant Henri Schwartz de l’armée française, les ruines de Loropéni furent considérées comme un mystère. Pendant près d’un siècle, elles furent l’objet d’études et d’écrits scientifiques réalisés par des personnalités variées sans qu’il n’ait été possible de répondre à trois questions fondamentales : qui en sont les bâtisseurs ? Quelles ont été leurs fonctions ? Quand furent-elles construites ?

Pis, deux camps avaient fait jour au sein de la communauté scientifique ; ce qui pouvait mettre à rude épreuve le travail en direction de l’extérieur pour une reconnaissance des ruines de Loropéni. Finalement, les choses sont entrées dans l’ordre avec la mise en place d’une équipe scientifique, pluridisciplinaire, coordonnée par le professeur Jean-Baptiste Kiethéga et chargée d’apporter des réponses scientifiques en vue de l’inscription des Ruines de Loropéni au patrimoine culturel mondial de l’UNESCO. Ce collège de compétences diverses a donc pu approfondir la connaissance des valeurs et de la signification du site par des études et des fouilles ciblées des ruines et de leur espace intérieur afin d’établir, entre autres, le rôle et la fonction de Loropéni et son association avec le commerce transsaharien à destination des côtes de l’Afrique de l’Ouest.

Un travail énorme a donc été abattu ; et c’est tout à fait légitime si l’espoir était, entre-temps, revenu au sein du comité scientifique et de nos autorités lorsque le dossier a été déposé de nouveau le jeudi 29 janvier 2009 au Centre du patrimoine mondial de l’UNESCO à Paris. C’est le lieu de féliciter l’ensemble des chercheurs et tous les partenaires qui se sont impliqués corps et âme pour l’inscription de ce bien culturel burkinabè.

Cela a été possible aussi grâce à l’Etat, à travers le ministère de la Culture, qui y a cru et s’y est investi. De Mahamadou Ouédraogo en passant par Aline Koala jusqu’à l’actuel chef du département de la Culture, Filippe Savadogo, chacun y a mis du sien, voire même de sa passion pour que ces Ruines obtiennent la reconnaissance mondiale. Ce qui, au-delà de la solidarité internationale pour conserver le site, boostera davantage le tourisme dans notre pays. En plus, en disposant même d’un seul site, en attendant certainement de nouvelles batailles pour l’inscription d’autres comme les cases de Tiébélé, le faux départ du Mogho Naaba, les hauts fourneaux, etc., les Burkinabè peuvent s’enorgueillir.

Quid même des Ruines de Loropéni ? Ce premier site burkinabé est bardé de hauts murs et s’étend sur 11 130 m2. C’est la mieux préservée des dix forteresses que compte la région du Lobi. Il s’inscrit aussi dans un ensemble plus large qui compte une centaine d’enceintes en pierre, reflétant la puissance du commerce transsaharien de l’or. Vieilles d’au moins mille ans selon des découvertes récentes, ces ruines sont situées près des frontières du Togo et du Ghana.

L’emplacement a été occupé par les Lohron ou les Koulango, qui contrôlaient l’extraction et la transformation de l’or dans la région à l’apogée de cette exploitation aurifère (XIVe au XVIIe siècle). Beaucoup de mystère entoure ce site dont une large part n’a pas encore été fouillée. Au cours de sa longue histoire, Loropéni semble avoir été abandonné à plusieurs reprises ; son abandon définitif est intervenu entre le début et le milieu du XIXe siècle. Ce site promet encore beaucoup dune’informations.

Avec son conservateur, Dr Lacina Simporé, on s’attend à ce que les Ruines de Loropéni soit gérées de manière efficace et très prudente sous peine que des travaux quelconques n’entraînent un jour le retrait du site de la Liste du patrimoine mondial. En effet, l’Allemagne l’a appris à ses dépens avec le retrait de la ville de Dresde de cette liste pour avoir construit un pont autoroutier à quatre voies qui, aux yeux de l’Unesco, défigure le paysage. Pour l’heure, le Burkina Faso a remporté une belle et grande victoire dans la préservation, la sauvegarde de son patrimoine culturel. 

La rédaction

June 28

Jeunesse africaine Une détresse humaine

 

Juin 2009,

Maria Taw jubilé 357 Une véritable détresse humaine, voilà comment doit se concevoir désormais la situation de la jeunesse Africaine. Cette Afrique où le chômage endémique engloutit et réduit à néant des générations entières de jeunes qui ne demandent qu’à monnayer leurs forces et savoir pour vivre dignement. Un continent dont l’image la plus diffusée est celle synonyme de violence, de misère, de catastrophes naturelles, de maladies. Dans nos Etats, les diplômés sortent chaque année à la pèle, sans possibilité d’insertion fixe, du fait que leur formation ne cadre pas avec les besoins de l’environnement socio-économique. Les hommes politique ? n’ont pas de compte à rendre à quiconque, quand le taux de chômage augmente ; ils n’ont même pas de données chiffrées sur la situation professionnelle des jeunes, on mesure la tentation des jeunes à quitter l’Afrique. Dans les Etats africains, la jeunesse est perçue à travers des discours comme le fer de lance, l’avenir de la nation etc. Cependant, force est d’observer que les dirigeants ne lorgnent du côté de la jeunesse qu’à l’orée des joutes électorales. Dans une démarche parfois teintée de cynisme, des projets à l’intention des jeunes sont ficelés juste pour tomber dans la grâce des bailleurs de fonds. Car la destination de la manne financière demeure invariablement inconnue. Mieux la jeunesse est écartelée entre les partis politiques mus par la seule logique de la conquête du pouvoir. On les divise, les utilise comme des instruments de conquête et de préservation de l’autorité des Etats. Dans ce brouillard de désespoir, rechercher une voie de sortie devient l’unique préoccupation. Prise entre le marteau et l’enclume ? une partie de cette jeunesse choisit d’abandonner la mère patrie. C’est pourquoi, la « mondialivision » que véhicule les médias notamment occidentaux ne cesse de célébrer ces jeunes dont le quotidien est marqué par la migration. Ils sont montrés, indexés comme des chiennes affamées. Ils connaissent l’enfer, celui là même qu’on croit se trouver dans l’au-delà. Ceux qui portent l’espoir du départ, mais qui ne peuvent s’offrir des visas et passeports, usent de tous les moyens imaginables pour parvenir à leur fin. Se camoufler dans le train d’atterrissage d’un avion, au risque de se congeler en plein vol, n’effraie guère les partants déterminés. Prendre le risque de traverser les kilomètres de désert sans une goutte d’eau ne constitue nullement un danger. Ou encore, s’agripper par dizaines dans un navire, quitte à être avalé par les vagues n’ébranle pas la résolution de ceux qui ont opté d’aller à l’aventure. Pourquoi tant de détermination à braver tous les risques, au prix de sa vie, pour un « ailleurs » qu’on estime “ meilleur “ ? Est-ce parce que, la jeunesse africaine semble ne rien attendre de l’Afrique, ce continent de tous les maux mais aussi des grands espoirs pour ceux qui restent ? La question de l’immigration se pose comme une problématique à laquelle il serait difficile de trouver une réponse simple et aisée.
Que font nos Etats et leurs premiers responsables pour tenter de freiner cette hémorragie humaine ? Mais est-ce une raison suffisante pour franchir les océans ? Y a-il une certitude que de l’autre côté la vie sera meilleure ? En effet, les pays occidentaux ont depuis longtemps durci le ton en ce qui concerne l’immigration. Particulièrement, la France qui ne prend plus de gant pour rapatrier les “ téméraires “. Cette France dont les grand-parents des immigrés noirs ont contribué à soustraire des griffes du nazisme par deux fois. Les Etats-Unis érigent des murs. Il y a aussi les grilles géantes électriques et d’autres mesures dont le but est de décourager ceux qui désirent migrer. Pourtant les occidentaux ont fait de l’Afrique leur basse-cour : ils y viennent quand et comme ils veulent…L’Afrique a-t-elle intérêt a voir ses fils dans cette situation ? Non ! parce qu’à y voir de près, le sous-développement du continent noir trouve, en partie, ses causes dans l’hémorragie des jeunes et notamment celle des cerveaux…

Par Bendré

June 26

L’expatriation des compétences burkinabé : oser en parler !

 

vendredi 26 juin 2009  JPEG - 15.7 ko

Laurent Ilboudo

Après l’interview du ministre de la Jeunesse et de l’Emploi publiée sur Lefaso.net, nous vous proposons une réflexion de deux étudiants Bburkinabè sur la fuite des cerveaux. Le débat sur ce phénomène qui frappe tous les pays est loin d’être épuisé

L’expression « fuite de cerveaux » fut employée pour la première fois en 1950 par Peter Smith, alors sous-directeur général pour l’éducation de l’UNESCO pour désigner l’exode des compétences des pays moins nanties vers des pays plus aisés, créant un manque de main d’œuvre qualifiée pour les premiers. De nos jours, plusieurs expressions foisonnent pour décrire et signifier la même réalité. Ainsi trouve-t-on dans les pays d’émigration les expressions comme « migration des cerveaux », « exode des intellectuels », « expatriation des compétences » et dans les pays d’accueil « immigration choisie », « immigration concertée » pour éviter de dire tout simplement « pompage de cerveaux » ! Dans tous les cas, il s’agit des flux migratoires des scientifiques et des chercheurs s’installant à l’étranger pour trouver de meilleures conditions de travail ou de rémunérations.

Vincent de Paul Wouangré

L’expatriation des compétences n’est pas un phénomène nouveau. L’exode des penseurs grecs vers l’Ouest suiJPEG - 9.5 kote à la chute de Byzance en 1453 aurait contribué à l’avènement de la Renaissance. De nos jours, aucun pays n’est épargné par l’exil de ses compétences. Cependant, les pays pauvres sont ceux qui paient le plus lourd tribut.

Selon les chiffres de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique et l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), entre 1960 et 1975, 27 000 Africains ont quitté le continent pour les pays industrialisés. De 1975 à 1984, ce chiffre a atteint 40 000. Par ailleurs, ces mêmes organisations estiment que depuis 1990, près de 20 000 personnes quittent le continent africain par an. Selon le PNUD, 60 % des médecins formés au Ghana dans les années 80 ont quitté le pays. Pire encore, il y a plus de médecins béninois en Ile-de-France qu’au Bénin (cf. Libération du 20 juillet 2007). [NDLR : En l’absence d’enquête récente, ce denier exemple, qui était vrai dans années 70-80 ne l’est peut-être plus] Sous d’autres cieux, Haïti (plus de 80 % d’exode), les îles du Cap-Vert, Samoa, la Gambie et la Somalie ont vu ces dernières années plus de la moitié de leurs cadres partir vers les pays riches. En 2004, un million de personnes de ces pays sont parties en quête de meilleures conditions de vie et de travail, soit 15 % des diplômés du supérieur de ces pays. Nous ignorons les statistiques sur le Burkina Faso, mais il est évident que le manque à gagner est lourd pour un pays dont 23,8% de sa population de plus de 15 ans est analphabète et dont moins 1 % de sa population a une formation universitaire (statistiques INSD).

Pour les pays arabes, 50% des médecins, 23 % des ingénieurs et 15 % des scientifiques de différentes spécialités se perdent chaque année, et émigrent essentiellement en Europe, aux Etats Unis et au Canada. En Europe, les chiffres sont moins alarmistes. En France on estime que 3% des chercheurs français s’expatrient (taux le plus faible d’Europe) ; en revanche, 80% d’entre eux reviennent après quelques années. Toutefois, 40 % des économistes français « de premier rang », c’est-à-dire se classant parmi les 1.000 premiers chercheurs mondiaux, en fonction de leur nombre de publications scientifiques, sont expatriés aux Etats-Unis. Le continent asiatique n’est pas en reste. La Chine nous confirme l’expansion de ce phénomène. En effet, sur le million d’étudiants chinois partis à l’étranger entre 1978 et 2006, seuls 26 % sont retournés dans leur pays.

Avec de tels records, les émigrations sans retour physique et/ou financier constituent une perte sèche dans l’effort de formation des gouvernements des pays à faibles revenus. Cette perte est d’autant plus paradoxale que l’Afrique consacre dans le même temps 4 milliards de dollars US à l’emploi d’environ 100.000 expatriés non africains, à en croire Mme Ndioro Ndiaye, Directrice générale adjointe de l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM).

Quelles solutions ?

Plusieurs personnes estiment que l’impact négatif des émigrations de cerveaux ne doit pas être surévalué, du fait des transferts d’argent, source d’investissements, que les expatriés font à l’endroit de leur pays d’origine. Cependant, nous estimons qu’il faut saisir le taureau par les cornes, car le transfert des superflus ne saurait remplacer la diffusion des compétences au sein du marché du travail que le retour des expatriés permettrait.

Certains pays ont mis des mécanismes d’incitation en la matière. Les Universités américaines offrent des opportunités d’emplois et de rémunérations bien meilleures que la moyenne européenne. La France est championne dans le pompage des cerveaux via sa politique d’immigration choisie. Quant à la Russie, elle récompense chaque année les meilleurs chercheurs de moins de 35 ans qui contribuent au développement de la science et de l’innovation, par un prix d’excellence qui se chiffre à 2,5 millions de roubles (55.000 euros).

D’autres pays, notamment du Sud, préfèrent le bâton à la carotte. Ainsi, les intellectuels burundais qui s’exilent doivent rembourser leurs frais d’études (bourses). Les étudiants chinois boursiers qui suivent un master ou un doctorat à l’étranger sont tenus de « servir la patrie au moins deux ans » à leur retour. Un règlement publié conjointement en 2007 par les ministères chinois de l’Éducation et des Finances les oblige à rentrer au pays à la fin de leur cursus sous peine de devoir rembourser leurs frais de scolarité et une amende à hauteur de 30% du montant de leur bourse. Qu’en est-il du Burkina Faso ? Nous n’avons aucune réponse ! Toutefois, nous pouvons vous fournir l’avis des intellectuels burkinabé à l’étranger sur le phénomène. Les résultats suivants sont issus d’un sondage que nous avons effectué auprès de ces personnes (étudiants et travailleurs burkinabé en France, au Maroc et aux Etats-Unis, principalement) et auprès de travailleurs résidents au Burkina mais ayant fait leurs études à l’étranger.

L’avis des principaux concernés

Sur 36 répondants à notre questionnaire, on compte 32 personnes de sexe masculin et 4 de l’autre sexe, 22 étudiants de cycle supérieur, 13 travailleurs et une personne à la recherche d’emploi.

La problématique de l’expatriation des compétences crée des remous et des divisions auprès des individus de l’échantillonnage. La tendance qui se dégage cependant conçoit l’expatriation des compétences comme un mal nécessaire, un exil réfléchi à la recherche de meilleurs conditions de travail. Les facteurs déterminants potentiels du départ sont d’une part le manque d’opportunités au Burkina inhérentes à l’exiguïté et à la non compétitivité de son marché de travail, et d’autre part la corruption qui gagne l’administration et le milieu des affaires. Sur ce dernier point par exemple, plus de la moitié des sondés estiment que la corruption va crescendo au Burkina, et fait partie de leur vécu quotidien.

A ces facteurs s’ajoute la pression familiale (soit dans le sens de l’incitation au départ à la recherche de meilleurs revenus, soit dans celui de la pression à la prise en charge, qui découragerait plus d’un intellectuel à rester au pays). La rémunération attractive de l’étranger ne constitue pas un facteur de premier rang (ce qui est contre- intuitif), mais l’une des gouttes d’eau qui contribue à remplir la vase.

Par ailleurs, plus de deux tiers des interrogés estiment que leur carrière potentielle au Burkina Faso ne serait pas (ou n’est) brillante, voire qu’elle serait à la traîne. Selon eux, ils n’arriveraient pas à valoriser leur potentiel pleinement ; dans un tel contexte, on comprend pourquoi la moitié des individus de l’échantillon conçoivent l’expatriation des compétences comme un jeu gagnant-gagnant, entre les expatriés et leur pays d’origine, du fait de la capitalisation de compétences et des transferts d’argent qu’ils pourraient effectuer au bénéfice du Faso.

On ne jette pas sa patrie avec une pierre

Fort heureusement, l’expatriation des compétences est perçue parmi la diaspora burkinabé de notre échantillon comme une étape préparatoire à un retour au bercail. Ainsi, de l’avis général, un séjour de 5 ans à l’étranger serait idéal pour acquérir de quoi préparer son insertion professionnelle au pays. Aussi, avoir un financement de l’Etat burkinabé en bourses d’études, bien qu’elle ne constitue pas une contrainte au retour, est sûrement un facteur incitatif.

Doit-on en conclure que le problème se résoudra de lui-même ? Que nenni ! Deux tiers des travailleurs résidents au Burkina Faso cherchent activement une opportunité pour s’exiler à l’étranger. Ils sont 44,4% des répondants qui estiment qu’ils ont une envie forte de s’expatrier, et ne demeurent au pays que contre leur gré (manque d’ouverture à l’étranger, immigration contrôlée des pays occidentaux, responsabilité familiale…). Un dialogue concerté entre les intellectuels et les autorités burkinabé est nécessaire pour créer un environnement propice à l’épanouissement des cerveaux burkinabé dans leur propre patrie. C’est à la condition de concessions réciproques et d’une dose de patriotisme que le pays des Hommes intègres pourra affronter sereinement la concurrence tant rude d’attrait des cerveaux dans un monde globalisé.

P.S. Les résultats de notre sondage, bien qu’ils apportent des éclairages nouveaux et permettent de relancer le débat (c’est qui est le but affiché) sont spécifiques à notre échantillon et ne sont pas extrapolables.

Par Laurent ILBOUDO, Doctorant en économie à Paris
Vincent de Paul Wouangré, Master 2 en Finance à Reims

June 25

REMANIMENT MINISTERIEL VU D’AFRIQUE

NOUVEAU GOUVERNEMENT FRANCAIS

Hortefeux à l’intérieur

Les sans-abris, les sans- papiers, les immigrants et de façon particulière les Arabes, les Noirs et assimilés n’ont qu’à bien se tenir : Brice Hortefeux a repris du service comme ministre de l’Intérieur au sein du cinquième gouvernement français conduit comme les précédents par François Fillon. Le Secrétariat d’Etat aux Droits de l’homme, lui, a disparu du paysage. La Franco-sénégalaise Rama Yade, jusque-là titulaire du poste, devient secrétaire d’Etat aux Sports. Ce remaniement ministériel intervenu mardi dernier, est d’intérêt pour les Africains. En raison de la nature même de certains portefeuilles et des rapports entre différents titulaires et le continent noir. Suite au tout premier conseil des ministres, le président Nicolas Sarkozy a demandé aux membres du gouvernement de se mobiliser mais d’être "prudents dans leur expression publique". Les couleurs sont ainsi annoncées. On s’attendait à un léger jeu de chaise musicale, mais ce remaniement révèle des changements significatifs. Fait particulier : en France, on sait d’avance qu’il y aura remaniement. Le plus souvent, on a même une idée de ceux qui viendront aux affaires et de ceux qui iront à la chasse aux truffes. Il est fort dommage encore une fois, qu’en Afrique, l’on singe mal le Blanc, qu’on ne s’inspire pas de ses expériences positives. Au-delà des symboles, les changements intervenus à Paris vont plus loin. Parmi les nouveaux venus, on dénombre entre autres trois parlementaires UMP. Les poids lourds du gouvernement restent en place. On compte sur Michèle Alliot-Marie, femme de poigne, pour tenter de rassurer un monde judiciaire en crise et très hostile aux réformes ou projets de réforme lancés par Rachida Dati. Cette dernière quitte le gouvernement pour le Parlement européen. Rama Yade qui demeure membre du gouvernement, doit par contre se résoudre à plier bagage pour gérer les activités sportives. Ses talents en matière de défense des droits de l’homme ont certainement beaucoup dérangé puisque son ancien département ne réapparaît pas au sein du nouveau cabinet. Celui qui ne regrettera pas ce départ, c’est bel et bien le ministre des affaires étrangères reconduit, Bernard Kouchner, qui ne s’accommodait point de l’existence d’un tel département. Sarkozy lui aura finalement donné raison en supprimant ce poste et en renvoyant sa protégée prendre un bol d’air sur les terrains et dans les piscines olympiques. Désormais, Rama Yade aura à traiter de questions en rapport avec les Bleus et pourquoi pas le développement du sport en Afrique ? Tout compte fait, elle ne sera pas aussi dépaysée puisqu’elle rencontrera à loisir ce monde des sportifs que les acteurs politiques ne considèrent que lorsque s’annoncent les jeux olympiques, les championnats et les coupes des nations ou du monde. A elle de le réhabiliter. Peut-être Rama Yade paye-t-elle aussi pour son entêtement et son arrogance ? On se rappelle, elle avait sévèrement critiqué la visite du Colonel Khadafi de Libye en France, estimant que « la France n’était pas un paillasson ». De plus, elle avait refusé de conduire la liste des candidats de l’UMP aux élections européennes en dépit de l’insistance de Sarko. Curieux que ce dernier, sans rancune, l’ait gardée dans son équipe, se contentant de lui confier la gestion du sport. Il est vrai que les erreurs de jeunesse aident à mûrir et la franco-sénégalaise a tout son avenir devant elle. Mais un tel poste ne serait-il pas en conformité avec les mœurs qui voudraient que les Noirs soient des gens doués pour certaines choses en particulier ? Sûr que dans son nouvel environnement, Rama Yade, la fierté atteinte, pourra trouver du réconfort et même de l’énergie pour un nouveau départ auprès de nombreux frères et sœurs black et beurs que la France métropolitaine n’a pas toujours su ou voulu aider à s’intégrer. Brice Hortefeux lui, aura du Travail à l’Intérieur. Sarkozy place ainsi son fidèle ami à un poste-clef. L’on avance que c’est dans l’optique d’une réforme des collectivités territoriales qu’il a été appelé à ce poste-clé. Mais l’opinion africaine retiendra que Brice Hortefeux a aussi dirigé le département chargé de l’immigration. Il est donc préparé à suivre des types particuliers de dossiers et à agir dans le sens souhaité par le maître de l’Elysée. Comme si les choses avaient été planifiées depuis le début. Une fois à l’Intérieur, Hortefeux y mettra-t-il le feu ? Il faut compter sur lui pour que se multiplient contrôles de police, expulsions et autres chasses à l’immigrant, à l’intérieur comme aux frontières de l’Hexagone. Assurément, il travaillera dans… la continuité des actions entreprises contre les immigrants. En effet, nul doute qu’au ministère de l’intérieur, aidé de sa police et de l’administration préfectorale, le nouveau ministre traquera sans répit les sans-papiers, les sans-abris et cassera de l’Arabe, de l’Africain et autres. C’est dire qu’il n’y aura pas de rupture avec les agissements du passé depuis l’avènement de Sarko. Il faut par conséquent s’attendre à des mesures de plus en plus rigides. A la société civile de se mobiliser encore davantage pour faire front. Car la répression va s’intensifier. Ce, d’autant que la plupart des gouvernants africains abdiquent trop facilement devant le toubab.

"Le Pays

La tumeur du petit Idrissa est plus grave que prévu

 

Paru aujourd'hui, jeudi 25 juin 2009

nm-photo-252327.jpg

Photo : archive François Vignola

Idrissa (ci-dessus au jardin de Cimiez) est hospitalisé depuis lundi pour subir une série d'examens médicaux.

Les nouvelles ne sont pas bonnes : Idrissa ne sera pas opéré vendredi. Mais les médecins niçois restent plus que jamais déterminés à sauver la vie de ce petit garçon de 7 ans, venu du Burkina Faso.

La tumeur qui déforme le visage d'Idrissa est « plus grave que prévu », explique le Dr Guillaume Odin, chirurgien maxillo-facial au CHU de Nice, qui a pris en charge l'enfant depuis lundi. « Nous avons réalisé une biopsie ce matin [hier matin, NDLR] : il s'agit d'une tumeur cancéreuse, une tumeur extrêmement envahissante », poursuit le médecin qui travaille en collaboration avec le chirurgien plasticien Thierry Balaguer du CHU de Nice et le Dr Michel Buffet de la clinique Saint-Georges.

« Un traitement plus lourd et plus coûteux »

Alors qu'on pensait jusque-là que la tumeur qui grandit sur la dent d'Idrissa était bénigne et que l'on pourrait opérer rapidement, ce diagnostic complique la donne.

« On doit apporter le meilleur traitement possible à Idrissa et, pour cela, il faut bien connaître le type de maladie à soigner. Il faut faire des examens complémentaires. Nous devons notamment déterminer s'il y a des métastases dans le reste du corps. Le dossier a été confié au service d'oncologie pédiatrique », ajoute le Dr Odin.

Le temps de subir tous ces examens médicaux, Idrissa est hospitalisé à l'Archet. Véronique, sa « maman » d'accueil antiboise, et sa « tatie » Josy, référente de l'association L'Hymne aux enfants, ne l'ont pas quitté une seconde.

« Pour l'instant, il va bien », indiquait, hier soir, le Dr Michel Buffet, membre de l'ASEY (1). « Mais le traitement sera plus lourd, plus compliqué et plus coûteux que prévu. Heureusement, les dons et l'élan de générosité vont nous permettre de soigner Idrissa le mieux possible ».

« S'il y a une demi-chance de le sauver, on va la lui donner. Idrissa a 7 ans, on fera tout ce qu'il est possible de faire pour qu'il s'en sorte », promet le Dr Odin.

Hier soir, quand le médecin a quitté sa chambre, le petit garçon dormait tranquillement dans son lit d'hôpital. L. B.

June 24

MERCI

Capturer idrissa 1

June 23

Idrissa, 7 ans, sera opéré vendredi grâce à un vaste élan de générosité

 SOLIDARITE POUR IDRISSA

Paru aujourd'hui, mardi 23 juin 2009 5 commentaire(s)

nm-photo-252033.jpg

Photo : François Vignola et DR

Idrissa - ici avec sa maman d'accueil Véronique d'Antibes (à droite) et sa « tatie » Josy de Cap-d'Ail - n'a plus que quelques jours pour être sauvé. Le petit garçon a reçu des milliers de lettres de soutien de la France entière.

«Idrissa, on pense à toi. Idrissa, on te sauvera ». Son petit visage a marqué la France entière. C'est une belle histoire. Une histoire qui dépasse les frontières et la crise. Une histoire de coeur. Vous, Bernard Tapie et des milliers de Français ont donné pour sauver la vie d'Idrissa.

Quand on a découvert pour la première fois le visage de ce petit garçon de 7 ans déformé par une tumeur sur une dent, il ne lui restait que très peu de temps à vivre. La tumeur qui fait déjà la taille d'un ballon de rugby, ne cesse de grossir et risquait de le tuer... Quatre chirurgiens de la clinique Saint George de Nice et des médecins de l'Archet étaient prêts à tenter bénévolement l'opération de la dernière chance. Mais pour financer son hospitalisation, il manquait 20 000 euros.

Bernard Tapie et des milliers de donateurs

On a raconté l'histoire de ce petit garçon du Burkina Faso dans « Nice-Matin ». Sur le plateau de TF1, Bernard Tapie s'est ému, a donné. Et puis, le téléphone des associations qui s'occupent d'Idrissa (L'hymne aux enfants et ASEY) n' a plus arrêté de sonner. Les lettres et les dons sont arrivés de la France entière et même de Suisse, de Belgique et de Los Angeles. Des centaines de messages d'encouragement, de soutien : « J'ai deux enfants en bonne santé et je remercie Dieu, recevez cette somme pour l'opération d'Idrissa », « Petit Idrissa, je suis sûre que tu as hérité du courage de ton papa... », « Il n'est pas absurde de vouloir l'impossible pour permettre à un enfant de vivre... » ou le message qui accompagnait le chèque d'Alex : « Ce n'est pas beaucoup, mais étant au RMI je ne peux donner plus ».

Il y a eu aussi des dessins. Des dessins d'enfants qui ont cassé leur tirelire pour aider Idrissa. Ce coeur envoyé par Arnaud, 5 ans ou ce baobab au crayon noir accompagné de ces trois lignes « Que tu sois fort comme ce baobab de chez toi. Tes ami(e)s de France ».

« Positifs à 200 % »

Un immense élan de solidarité qui a permis en quelques jours de réunir la somme manquante. Et de programmer l'opération de la dernière chance pour vendredi. Une intervention lourde qui comportera des risques (1). « Mais nous restons positifs à 200 % », faisaient savoir, hier soir, les proches d'Idrissa, les médecins, Josy, sa « tatie de coeur » de Cap-d'Ail, ses parents d'accueil antibois Véronique, Thierry et tous ceux qui se sont battus pour lui. « Nous sommes très touchés et nous remercions toutes les personnes unies dans cet élan de générosité et de solidarité pour qu'Idrissa puisse continuer à vivre. Idrissa est un ambassadeur qui a ouvert les portes des coeurs, pour lui et pour tous les enfants malades d'Afrique... »

Et en Afrique, là-bas, au Burkina Faso, Ambroise et Sally, ses parents, veulent croire qu'Idrissa rentrera avec le sourire. Un beau sourire. Grâce à vous.

1. Les chirurgiens (Michel Buffet, Stéphane Gentil, Thierry Balaguer et Joël Lévy et des médecins de l'Archet) vont découper la mâchoire d'Idrissa pour enlever la tumeur, puis prélever un bout du péroné (os de la jambe) du petit garçon pour reconstruire le maxillaire.

Savoir +

Toutes les nouvelles d'Idrissa sur www.idrissa.org

June 19

URGENT

SOLIDARITE POUR IDRISSA
 
voir les billets ci dessous
 

Il reste 30 jours pour sauver le petit Idrissa

Paru hier, jeudi 18 juin 2009 5 commentaire(s)
nm-photo-250826.jpg
Photo : François Vignola
Quatre chirurgiens plasticiens de la clinique Saint-Georges à Nice (Michel Buffet, Stéphane Gentil, Joël Lévy sur notre photo et Thierry Balaguer) sont prêts à opérer bénévolement le petit garçon atteint d'une tumeur osseuse sur une dent.

Il pédale à toute vitesse dans les allées des jardins de Cimiez. De loin, on l'entend rire aux éclats. Idrissa respire la joie de vivre. Pourtant, ce petit garçon de 7 ans est en danger de mort. Il est atteint d'une tumeur osseuse sur une dent qui lui déforme complètement le visage. Dans son village natal du Burkina Faso, c'est une maladie que l'on ne sait pas soigner. Il faut faire vite, la tumeur, maligne, fait presque la taille d'un ballon de rugby et elle grossit, très rapidement :

 il reste 30 jours pour sauver le petit garçon. Si rien n'est fait, Idrissa mourra, étouffé.

SAUVER IDRISSA / TFI

 
 
Cliquez sur le raccourci ci dessous pour lire l'impressionnante vidéo diffusée par TF/1
 

APPEL URGENT


Idrissa Koanda a 7 ans, il est né à Pilimpitou
un village du Burkina dans les environs de la
capitale, Ouagadougou.
Il vit dans sa famille monogame avec son papaimage
cultivateur, sa maman ménagère, ses 2
grands-mères. sa grande soeur scolarisée de
10 ans (elle s'appelle Dimanche, jour de sa
naissance, sa petite soeur Safiéta de 3 ans et
un dernier petit bout de 7 mois, Issouf.
Ses problèmes débutent il y a environ 1 an et
demi par une simple algie dentaire.
Malgré l'éloignement et un vélo pour se
déplacer le papa tente de faire soigner Idrissa
et l’emmène à Ouagadougou voir des
médecins. Il est question d’abcès qui sera
percé.
C'est par la suite que les parents constatent la
présence d’une grosseur qui ne fait
qu'augmenter très rapidement de volume au fil
du temps.
Après des examens médicaux pratiqués toujours à Ouagadougou un améloblastome est
diagnostiqué. L’améloblastome est un néoplasme bénin invasif buccalement de l’organe
qui part de l’émail. Cet améloblastome qui ne cesse de progresser, a envahi
aujourd'hui la toute la bouche d’IDRISSA et déborde largement de son visage qui
présente désormais une excroissance très importante.
Sans intervention rapide, IDRISSA est condamné.
Il faut impérativement le faire opérer en Occident à cause de la lourdeur de
l'intervention. Madame Ariane Vuagniaux la Représentante-Résidente de la Fondation
" l'Hymne aux Enfants ", à qui le père a confié son fils, s’est chargé de toutes les
formalités et des frais avant son départ pour la France.
Les docteurs Buffet, Gentil et Levy, chirurgiens à Nice acceptent de l’opérer
bénévolement. Après consultations et examens complémentaires, il est nécessaire de
d’opérer IDRISSA dans un CHU. la partie post opératoire étant très lourde. En effet, ils
vont non seulement lui enlever l’améloblastome, mais vont reconstruire sa mâchoire.
Nous ne pouvons malheureusement, comme prévu initialement, opérer IDRISSA
gracieusement dans la clinique St Georges à Nice, compte tenu de la gravité de son état.
Nous devons donc nous plier aux règles des CHU et de la sécurité sociale. Les jours
d'hospitalisation sont dès lors très onéreux, c’est chose normale. Il faut compter 2
semaines d’hospitalisation pour un coût de 20.000 €.
IDRISSA vit depuis le 12 mai dans sa famille d'accueil à Antibes (Véronique et Thierry
Bruxelle, de l’association ASEY qui oeuvre également au Burkina Faso), où tout se
passe parfaitement et où il est très heureux. Notre bonhomme s'adapte très rapidement,
il est vif et très intelligent.
Il a déjà pris 2 kg sur les 4 nécessaires exigés par les chirurgiens avant le 'grand jour'.
Toutes les personnes investies dans cette « Aventure » se mobilisent à présent afin de
donner et de trouver l’argent dont nous avons besoin pour sauver la vie du Petit Idrissa.
Grâce à vous tous,
Nous allons Sauver le Soldat Idrissa.
Un grand grand MERCI d’avance.
L’équipe ASEY
Josy Svara Cazenave, "Référente dans le Sud de la France" de la Fondation "l'Hymne aux
Enfants"
Vos dons sont à adresser à :
Association ASEY
c/o Maître Machetti
9 place de Gaulle
06600 Antibes.
Chèques à l’ordre d’ASEY
Tel : 06 08 78 94 79
Mail : vbruxelle@hotmail.fr
Vous recevrez un reçu qui vous permettra de déduire 66% de votre don sur vos
impôts l’année prochaine (dans la limite de 20% de votre montant imposable).

MOBILISEZ VOUS POUR IDRISSA

June 18

Burkina Faso /Cité du Vatican : L’ambassadeur Tiao a présenté ses lettres de créance au Très Saint Père

 

Après Paris (France) le 15 septembre 2008, Lisbonne (Portugal) le 8 avril 2009, l’ambassadeur Beyon Luc Adolphe Tiao était le vendredi 29 mai 2009 au Saint Siège (Cité du Vatican) où il a présenté ses lettres de créance à Sa Sainteté, le Pape Benoît XVI. La cérémonie solennelle s’est déroulée à la Place Apostolique, dans la Salle Clémentine. Elle a réunie sept autres ambassadeurs nouvellement accrédités auprès du Saint Siège dont ceux du Bénin, de l’Afrique du Sud et de la Namibie au titre des pays africains. La cérémonie a consisté en des échanges de civilité et de remise de part et d’autre, de documents puis le discours commun prononcé par le Très Saint Père.

En remettant ses lettres de créance, l’ambassadeur Tiao a exprimé à son hôte l’estime, la très haute considération du Président du Faso Blaise Compaoré pour Sa Sainteté, Benoît XVI dont il loue la justesse de ses prises de position sur les questions de grande préoccupation qui agitent le monde. Le diplomate burkinabè a en outre, exprimé sa ferme volonté d’œuvrer au renforcement des relations entre le Saint Siège et le Burkina Faso. Il a également sollicité le soutien du Saint Siège dans l’accomplissement de sa mission. Dans le discours qu’il a remis au Très Saint Père, l’ambassadeur Tiao, tout en exprimant sa joie, a loué les qualités humaines et spirituelles du Très Saint Père en ces termes : « j’éprouve, en cet instant solennel, une immense joie et une très grande émotion de pouvoir m’adresser directement à vous au regard de votre personnalité exceptionnelle, des valeurs spirituelles et humaines que vous incarnez, non seulement pour les millions de catholiques à travers le monde entier, mais aussi pour toute l’humanité que vous portez à chaque instant dans votre cœur et dans vos prières ».

Il a poursuivi en rappelant le rôle très important que joue l’Eglise catholique dans le développement socioéconomique du Burkina Faso (particulièrement dans les domaines de la santé, de l’éducation et de l’action sociale), et aussi des actions que mène le Saint Siège en faveur des populations du Sahel, dans le cadre de la lutte contre la pauvreté à travers la Fondation Jean Paul II pour le Sahel. Et toujours selon l’ambassadeur Tiao, « l’ouverture en novembre 2007 à Ouagadougou de la Représentation du Saint Siège et la nomination d’un Nonce Apostolique témoignent de l’intérêt et de l’importance que vous accordez personnellement au Burkina Faso ». Luc Adolphe Tiao a terminé son adresse en demandant au Très Saint Père d’être toujours le porte-parole des pauvres et des sans-voix dans le monde.

S’adressant en français aux huit nouveaux diplomates (Afrique du Sud, Bénin, Burkina Faso, Inde, Mongolie, Namibie, Norvège et Nouvelle Zélande), Benoît XVI s’est dit heureux de les accueillir en tant que représentants de leur pays respectif auprès du Saint Siège. Pour ce faire, il les a assurés de tout son soutien et surtout de ses prières quotidiennes pour eux-mêmes et pour l’humanité toute entière.

Face à la crise économique qui fragilise encore plus les économies, surtout celles africaines, le Très Saint Père souhaite qu’une authentique solidarité se manifeste entre les pays développés et les pays les plus pauvres : « il est particulièrement indispensable en des moments de crise que l’aide au développement ne diminue pas, mais que les promesses faites à bien des reprises soient effectivement concrétisées », dira-t-il. Benoît XVI a en outre, prêché pour un monde de justice et de paix. Cette paix qui est source d’une existence digne et prospère pour toute l’humanité. Et pour cela, il en appelle à un supplément de fraternité dans le monde et aussi, à un monde débarrassé de toutes formes de violences et où les religions seront à même de cohabiter pacifiquement et de s’ouvrir les unes aux autres.

Dans la réponse personnelle qu’il a remise à l’ambassadeur Tiao, Le Très Saint Père a demandé au diplomate burkinabè de transmettre au président du Faso et au peuple du Burkina Faso toute sa reconnaissance et ses vœux de prospérité. Le Burkina, selon le Très Saint Père, est un pays qu’il connaît grâce à ses dirigeants au nombre desquels le défunt cardinal et ancien Archevêque de Ouagadougou, Paul Zoungrana.

L’Eglise catholique est profondément engagée dans la société burkinabè

Il s’est également réjouit du fait que l’Eglise catholique soit profondément engagée dans la société burkinabè : « par son service de la population, elle souhaite contribuer à la place qui est la sienne, à répondre aux nombreux et importants défis auxquels les familles sont confrontées ». Benoît XVI a fait remarquer par la suite que la Fondation Jean Paul II pour le Sahel est un signe éloquent de la solidarité de l’Eglise catholique avec les pays du Sahel, particulièrement touchés par la sécheresse, la faim et la désertification.

Abordant l’actualité sous-régionale, Le Très Saint Père s’est là aussi, appesanti sur les questions de paix et de stabilité dans le monde et particulièrement, dans cette sous-région ouest-africaine. Aussi, dira-t-il, « c’est seulement par un dialogue patient que les différends peuvent se résoudre et que la paix et la justice peuvent s’établir ». Il a pour ce faire, loué les efforts du Burkina dans cette entreprise et souhaité que les hommes et les femmes épris de paix et particulièrement les personnes qui ont des responsabilités dans la société puissent poursuivre, avec courage, leurs efforts pour que la stabilité et la tranquillité permettent d’affermir des relations de fraternité et de solidarité entre les peuples de la région, dans une profonde confiance mutuelle.

Sa Sainteté Benoît XVI, a par la suite, eu une pensée particulière pour les évêques du Burkina Faso ainsi que pour tous les membres de la communauté catholique pour leur dynamisme. Ainsi, dans la préparation de la deuxième assemblée spéciale pour l’Afrique du Synode des évêques, il les invite à porter dans la prière la préparation et le dénouement de ce grand évènement ecclésial.

A l’issue de cette cérémonie solennelle, l’ambassadeur Tiao s’est entretenu avec Son Excellence, le Cardinal Tarcisio Bertone, Secrétaire d’Etat, mais, dit-on, celui qui joue le rôle de Premier ministre. Avec cet autre grand homme d’Eglise, il a surtout été question de l’excellence des relations entre le Saint Siège, le Burkina Faso et la communauté catholique et de la bonne cohabitation inter-religieuse au Pays des Hommes intègres. Les deux personnalités ont également évoqué les questions d’actualité notamment la pandémie du Sida et la préparation du deuxième Synode des évêques.

Toujours dans le cadre de la présentation de ses lettres de créance, l’ambassadeur Beyon Luc Adolphe Tiao qui a séjourné à Rome du 25 au 30 mai 2009, a conformément au protocole d’usage, remis le jeudi 28 mai, les copies figurées de ses lettres de créance à Monseigneur Fernando Filoni, Substitut de la Secrétairerie d’Etat, en somme, l’équivalent chez nous au Burkina Faso, du ministre de l’Intérieur. Le mardi 26 mai également, il a successivement eu des entretiens avec Son Excellence, Monseigneur Claudio Maria Celli, président du Conseil Pontifical de la Communication Sociale (l’équivalent d’un ministre de la Communication) et Monseigneur Dominique Mamberti, secrétaire aux relations avec les Etats, c’est-à-dire l’équivalent du ministre des Affaires étrangères au Burkina Faso. Le mercredi 27 mai, l’ambassadeur Tiao a été l’invité spécial de « Radio Vatican », pour une émission.

L’ambassadeur Tiao a enfin mis à profit son séjour pour visiter quelques hauts lieux de la religion catholique dont les basiliques Saint-Paul, Saint-Pierre, Sainte-Marie-Majeure et Saint-Jean-de-Latran. Il a par ailleurs demandé et obtenu une messe d’action de grâce qui a été dite par le Padré (Père) Don Janvier Marie Gustave Yaméogo (un compatriote résidant à Rome), le 30 mai à la chapelle de la Crypte dans la Basilique Saint-Pierre. Padré Janvier Marie Gustave Yaméogo a tout mis en œuvre pour le succès de la mission de l’ambassadeur Tiao à Rome. A l’issue de cette messe, l’ambassadeur Tiao s’est incliné sur la tombe du Pape Jean-Paul II. Et avant de quitter la Cité du Vatican, il a visité le Musée du Vatican et la Chapelle Sixtine dans laquelle les Cardinaux se réunissent pour désigner le nouveau Pape. Pour cette mission, l’ambassadeur Beyon Luc Adolphe Tiao était accompagné de son épouse Christiane, du premier secrétaire de l’ambassade, Monsieur Moussa Kaboré et de l’attaché de presse, Joseph Bonzi.

Service Presse, Ambassade Burkina / France

June 15

La SONAGESS devrait s’intéresser au riz étuvé plus qu’au riz paddy !

 

Le ministère de l'Agriculture, de l'Hydraulique et des Ressources halieutiques a organisé, le samedi 6 juin 2009 à Bagré, un forum des proetuveuses9102_260x197_f0f0bd3e429989e894b9f5c6bf76b51fducteurs de riz. Cette rencontre a regroupé des représentants des producteurs de riz des régions de l'Est, du Centre-Est, du Centre-Sud et du Centre-Ouest. Deux autres forums sont prévus ainsi qu'une rencontre nationale où les prix et les modalités de cession du riz au gouvernement seront fixés.

Ainsi, le ministère de l’Agriculture semble vouloir améliorer la concertation avec les producteurs de riz. Nous ne pouvons que nous en féliciter. Mais il y a urgence. En effet, les producteurs de riz sont déjà en train de se préparer pour la nouvelle saison de culture.

A Niassan Koura, les femmes étuveuses préparent le riz gras de la fête. Au cours de ce forum, le ministère de l'Agriculture a affirmé que le soutien de l'année dernière, évalué à plusieurs milliards de nos francs tant en semences qu'en engrais, sera reconduit mais qu’il convient de s'entendre clairement sur les conditions de cette aide. C’est une bonne nouvelle. Surtout pour les producteurs des grandes plaines irriguées qui font deux saisons de culture par an. Mais,

« Il convient de s’entendre clairement sur les conditions de cette aide »

Il s’agit donc d’une aide soumise à conditions. Pourquoi pas ? Pourvu que les conditions soient clairement définies et connues avant que l’aide soit accordée. Mais les conditions engagent les deux partis : les producteurs et l’Etat. Il serait sans doute bon de parler de contrat, avec des engagements précis de chacun des deux partis.

A quoi s’engageraient les producteurs ?

  • A rembourser l’engrais (et éventuellement les semences) selon le prix et le calendrier fixés à l’avance.
  • Il semble que l’Etat voudrait être payé, au moins en partie, en nature. Pourquoi pas, si les conditions sont bien définies ? Si l’Etat cède l’engrais à un prix subventionné de l’ordre de 30 % (soit le sac d’engrais de 50 kg à environ 14 000 F), les producteurs de riz peuvent bien livrer une partie de leur récolte à un prix en dessous du prix du marché. C’est la qu’une concertation approfondie est nécessaire pour que ce prix, et la quantité à livrer à l’Etat, soient fixés d’un commun accord.
Certaines rumeurs circulent. L’Etat souhaiterait que les producteurs cèdent 15 % de leur riz paddy à 115 F le kilo. Sur la base d’une réduction du prix de l’engrais de 30 %, cettre proposition n’est pas inacceptable. Seulement cette proposition a une grande faiblesse. Qui va vérifier que les producteurs ont bien livré 15 % de leur récolte à la SONAGESS (puisque c’est elle qui serait chargé d’acheter ce riz aux producteurs) ? Cela risque d’être source de conflits et de détournements.

Mais puisqu’avec ce 1er forum, le débat est maintenant public, j’aimerais faire une remarque et une proposition.

Une remarque : la SONAGESS ne cesse de répéter qu’elle a besoin de riz pour les hôpitaux, les prisons, l’armée et les cantines scolaires. Or à ma connaissance ces derniers n’ont pas besoin de riz paddy mais de riz blanc décortiqué ou, mieux, de riz étuvé. Je dis « mieux » car le riz blanc a perdu la plupart de ses éléments nutritifs, ce qui n’est pas le cas du riz étuvé. Pourquoi la SONAGESS ne semble pas s’intéresser au riz étuvé ? Aujourd’hui, dans toutes les plaines rizicoles, les femmes sont organisées et capables de fournir du riz étuvé de qualité et en quantité. Et cela offre aux familles de producteurs des ressources complémentaires non négligeables.

Les femmes étuveuses de l'association "Sõng taaba", en uniforme, dansent à l'occasion de "leur fête" C’est tellement vrai, que mardi dernier, j’étais à Niassan (au Sourou), à l’invitation d’une des quatre associations de femmes étuveuses. Elles avaient organisé une fête. Elles voulaient célébrer la saison passée où elles avaient réussi à vendre une importante quantité de riz étuvé à un prix rémunérateur. La fête était belle, très réussie. Le riz gras très apprécié. Les danses se sont prolongées jusque dans la nuit. Jour de joie, avant de reprendre les travaux pour une nouvelle saison de culture.

Voici donc ma proposition, sur la base d’un sac d’engrais vendu environ etuveuses9116_300x223_e6555c489980a039bfc940e425e9dabd14 000 F les 50 kg.

Les associations de producteurs de riz céderaient le riz paddy aux femmes étuveuses à 115 F ou 120 F le kilo. Puis ils achèteraient le riz étuvé pour le livrer à la SONAGESS sur la base de 300 F le kilo. A chacun des partis de vérifier le bien fondé de cette proposition.

La SONAGESS devrait trouver ce prix raisonnable. En effet, le riz étuvé est meilleur pour la santé que le riz blanc décortiqué, et ce prix – 300 F le kilo - est à l’intérieur de la fourchette proposée l’an passé par le gouvernement pour le riz blanc.

Cette proposition, si elle était acceptée, ferait reculer la pauvreté dans les plaines rizicoles. N’est-ce pas un des objectifs du gouvernement ?

L’engagement du ministère de l’agriculture serait essentiellement de faire en sorte que les semences et les engrais soient acheminés à temps auprès des producteurs. Il est temps que les concertations s’accélèrent et qu’un dispositif consensuel soit mis en place, si on ne veut pas que les retards constatés l’an passé se renouvellent. Les producteurs devraient proposer dès maintenant un calendrier clair et précis qui leur convient.

Koudougou, le13 juin 2009
Maurice Oudet
Président du SEDELAN

June 06

Association mère, enfant, environnement et développement de Foroteon

 
(AMEED‐FOROTEON)
Village de Foroteon
Commune Rurale de Zambo
Province d’ioba
Région du sud Ouest
Burkina Faso
Tel portable: 00226 70 26 93 43PC040073
www.ameedforoteon.com
kpodalainyy@yahoo.fr
info@ameedforoteon.com Ouagadougou, le 23 mai 2009
Objet : SOS pour l’acquisition de 2 000 moustiquaires imprégnées
Mesdames, Messieurs, chers partenaires au développement,
L’AMEED‐Foroteon est une association de femmes qui compte à la date de sa dernière assemblée
générale du 25 avril 2009 plus de 1500 femmes. A l’actif de notre association plusieurs réalisations
ont été faites au cours de l’année 2009 grâce à l’appui de dynamiques femmes de la ville de Gatineau
au canada regroupées en associations sous les dénominations sociales respectives de « Centre‐Actu
Elle » et « Amitié Gatineau monde ».
Nous retenons de ces réalisations :
La création d’un jardin communautaire pour les femmes bien que nous n’ayons pas une
retenue d’eau dans toutes deux communes de notre zone d’action ;
La réhabilitation des bornes fontaines de l’école et du village qui étaient en panne et que les
couts de réparations dépassent les capacités financières de l’association;PC040072
Le don de 101 vélos neufs aux femmes dont 11 vélos distribués en cours de route entre les
Léo et de Wessa ; 50 vélos remis à une association soeur pour les femmes de sa zone de
couverture ; 45 vélos à certaines femmes des 17 villages de notre zone d’action ;
Le don de documents pédagogiques, de livres et fournitures scolaires à l’école primaire
publique de Foroteon ;
Le don d’une demi‐tonne de vivres aux femmes les plus démunies de notre association ;
Le don de vivres pour la cantine endogène de l’école primaire publique du village ;
L’installation d’un cyber café de type satellitaire pour les soeurs franciscaines de Dissin au
nom et pour le compte de l’ensemble de la communauté sous le couvert de l’association Faaii‐
tuora en la partie administration et gestion
Outre ces réalisations ponctuelles l’AMEED‐FOROTEON à effectuer d’autres activités touchant à
celles du monde paysan à faibles revenus telles que :
L’exploitation de champs collectifs ;
L’allocation de ressources financières sous forme de prêts aux femmes qui le désirent pour
les réalisations d’activités génératrices de revenus .les prêts varient entre 7.63 € à 39 €
maximums suivant le type de micro projet à réalisation. Généralement il s’agit des activités
courantes relevant du secteur informel dont seules les femmes ont le secret de la réussite.
La cueillette du néré pour la consommation directe en ce qui concerne la poudre de néréPC040101
aussi bien pour les hommes que dans l’alimentation des porcs. Quant aux grains de néré, ils
sont transformés en produit alimentaire sous forme de condiment appelé soumbala ou
« Kaal » en langue Dagara de la communauté Dagara.
Le nettoyage des publics (écoles, centre de santé primaire, marchés etc...)
Le ramassage et l’exploitation du fumier organique
Etc. .
Au plan social :
Nous menons de fois des campagnes d’alphabétisation des femmes si nous avons un
accompagnement en termes de prises en charge du ou des formateurs et l’assurance d’au
moins des frais de subsistance des participantes (frais de restauration) ;
Nous discutons des thèmes tabous autrefois et ayant trait à l’accessibilité des femmes à la
terre, à l’autonomisation économique de la femme tout en respectant la place et le rôle de la
femme dans la société africaine en générale et Burkinabè en particulier. Nous menons des
campagnes de sensibilisation en direction en direction des hommes sur la problématique de
la vie de couple en milieu rural pour le changement de mentalités .Pour exemple nous
expliquons que « nous devons considérer le couple comme un organe du corps ou chaque
partie a sa place et son rôle à jouer pour un fonctionnement harmonieux de tout le
corps » .Ceci pour dire qu’aucun organe du corps ne peux revendiquer à lui seul la vitalité car
c’est dans l’action commune, le respect mutuel que nous pouvons parler de développement.PC040095
Nous accueillons et nous  accompagnons des étudiants qui souhaitent faire leur stage de
terrain au sein de notre association(en ce moment même nous avons une étudiante
écossaise qui fait un master en développement rural qui est logée au village avec la
population dans les mêmes conditions que nous .Elle est de nationalité française du nom
d’Adélise GOBILLOT)
Etc.
En perspectives, nous avons en projet :
• La construction et l’équipement d’un centre d’apprentissage et de promotion socio
économique, culturel et éducatif de la femme composé d’une salle d’apprentissage
servant aussi de salle d’alphabétisation , d’une boutique artisanale pour l’exposition
des produits artisanaux, d’un petit bureau pour la vice présidente de l’association
(coût prévisionnel du projet 22 945,10€)
• La création de 10 fermes d’élevages de porcs dans 10 villages pilotes dont le cout
des investissement est de 15 245 € soit 1 524,5€ par villages pour des groupes de
150 femmes en moyenne (la construction ,l’équipement et l’acquisition des porcs
sont inclus) ;
• La création d’une banque de céréale ou nous pouvons acheter, stocker et
revendre les vivres à prix social pendant la période de soudure ;PC040118
• La poursuite du projet « wafaati » en langue Dagara qui veut dire aidez nous
ou venez nous sauver .Ce nom est d’ailleurs le patronyme de notre association en
langue Dagara .Ce projet consiste à poursuivre l’opération d’aide des femmes afin
que chaque femme puisse avoir un vélo car lorsqu’une femme a un vélo c’est une vie
qui sauvée, c’est une économie qui prospère (coût du projet : 100*61€=6100€)
• L’acquisition d’urgence de 2000 moustiquaires imprégnées en vu de les distribuer
aux femmes car le paludisme est l’une des causes de mortalité infantile et
maternelle dans notre pays. Notre objectif est d’arriver à ce que chaque femme
puisse avoir une moustiquaire imprégnée. En considérant que chaque femme a en
moyenne 3 enfants nous aurions une population cible directe de 6000
bénéficiaires dans la mesure où 3 personnes peuvent se coucher dans la même
natte. En plus tenant compte du fait que dans notre pays la saison hivernale est la
période par excellence favorable à la prolifération du moustique responsable de
la maladie il est impératif que toute personne ayant un amour pour le monde
paysan et particulièrement pour la mère et l’enfant puisse nous aider à cet effet
En observation je note qu’il y a une multitude de moustiquaires dont
certaines sont de qualité douteuse. Mais le département de la santé
conseille à la population l’utilisation des moustiquaires imprégnées. Les
coûts varient en fonction de la qualité et suivant l’offre et la demande.
Ainsi nous pouvons nous pouvons avoir au prix du marché et suivant un
cout moyen unitaire de 4,58€ soit un total en termes de besoins de
(2000*4,58=9160€)
• Le parrainage d’enfants à l’école à raison de 61€ par an et par enfant. A ce
niveau nous notons que nous avons déjà eu la confirmation de 3 amies canadiennes
qui s’engagent pour 2 enfants pour compter de la rentrée scolaire 2009‐2010. Alors
nous disons Merci à nos 3 amies canadiennes pour leur action humanitaire (LavoiePC040064
louise, Marie Trudel et Roxanne Lemay). En outre, Pour tous ceux souhaiteraient
parrainer des enfants il leur sera envoyer périodiquement les résultats scolaires
desdits enfants et la réaction des parents suite à cette action salutaire .Nous faisons
une discrimination positive en priorisant la scolarisation des jeunes en terme de
parrainage
Le Président
Alain KPODA

June 01

L'eau manque à nos cultures, que faire ?

 

Le Forum de prévision saisonnière pour l’Afrique de l’Ouest (PRESAO) s'est tenu comme chaque année à Niamey les 22 et 23 mai 2009. Cette rencontre rassemble des représentants des services météorologiques nationaux d’Afrique de l’Ouest (notamment de Agrhymet à Nyamey), du Cameroun et du Tchad, et des spécialistes mondiaux de la météo. Au cours de cette rencontre, les prévisions pour la saison des pluies qui démarre ont été présentées.

Pour le Sahel, les spécialistes météo prévoient pour 2009 des pluies moins abondantes qu’en 2008.

meteo_2009

Pour chaque zone, les nombres figurant dans les 3 cases représentent la probabilité que le cumul saisonnier des précipitations soit dans la catégorie "au-dessus de la normale" (boîte supérieure), "proche de la normale" (boîte du milieu) et "au-dessous de la normale" (boîte inférieure). Ainsi pour la zone II, qui concerne la majeure partie du Niger, il y a 25% de chance que le cumul saisonnier des précipitations soit dans la catégorie "au-dessus de la normale" (contre 50% en 2008), 40% de chance que ce total soit dans la catégorie "proche de la normale", et 35% de chance qu'il se retrouve dans la classe "au-dessous de la normale".

Donc pour cette zone II (qui comprend le Burkina) il est indiqué une probabilité de pluies proches de la normale avec une tendance de probabilité en dessous de la normale, contre excédentaires ou normales pour l’année 2008.

Ce sont des probabilités, mais qui laissent envisager une année moins bonne que l’année 2008. Notons, cependant, que 2008 a été une année exceptionnellement bonne.

Ces pronostics sont donc moins favorables que l’an passé. Toutefois, il y a quand même 2 chances sur 3 que la quantité d’eau reçue par le Burkina durant le prochain hivernage soit proche de la normale, voire supérieure à la normale. Mais tous les paysans savent que le plus important, ce n’est pas la quantité d’eau reçue, mais la répartition des pluies. Et là, les spécialistes ne peuvent rien nous dire. Que conclure? Soyons prudents, comme tout bon agriculteur du Sahel !

C'est pourquoi, le Centre régional AGRHYMET recommande donc aux producteurs d’appliquer les techniques d’économie de l’eau ou de récupération des eaux de ruissellement, grattage superficiel en début de saison, application de fumure organique, zaï , demi-lunes, etc., et de limiter la concurrence des mauvaises herbes pour l’utilisation de l’eau du sol.

C'est pour nous l'occasion de rappeler qu'il existe des documents  qui donnent de bons conseils. Je pense aux cahiers du CESAO n° 1 et 4 ("L'eau manque à nos cultures, que faire?", et "Comment garder bonne la terre ?"). Les livrets en français simples sont malheureusement épuisés (une réimpression est envisageable !), mais ils sont disponibles en moore et en jula. Il s'agit, en moore, de :

  • Sa-Koomã, paoogda d koodã : d nan maana a wãna ?
  • Tẽngã sẽn na n zã tooto t’a pa n noomẽ

Et en jula :

  • Sanji dɛsɛnin be an ka sɛnɛfɛnw na. An ka mun le Kɛ ?
  • An bena se ka dugukolo mara ka ɲa cogo di ?

Ces livres, écrits par Marin Terrible, P.B. (un des pionniers de l'écologie et du changement climatique au Burkina) et Jean Ouattara, restent d'actualité. Ils peuvent être lus par tout paysan alphabétisé dans une de ces langues. Mais surtout, ce sont des outils remarquables pour une courte session de formation, et donc pour les Formations Tecniques et Spécialisées (FTS) du cycle d'alphabétisation en langues nationales tel qu'il est proposé au Burkina. Malheureusement, je ne suis pas sûr qu'un seul centre d'alphabétisation du Burkina ait utilisé un de ces livrets (disponibles à Koudougou au SEDELAN ).

Koudougou, le 28 mai 2009
Maurice Oudet
Président du SEDELAN

May 14

Nos invités

IMG_0028 IMG_0026 IMG_0027

              Mr. Cloud SOME                                    Père Paul-André DABIRE                                Mr.  Jean Clement HIEN

            Secrétaire paroissial                                           Curé Doyen                                                   Catéchiste

 

May 11

Frères et sœurs dans la Foi ! Ste Thérèse

DSC_6409

Un jumelage pastoral unit nos deux paroisses de Notre-Dame-de-la-Paix à Maria-Tãw, au Burkina Faso, et Sainte-Thérèse-de-l'Enfant-Jésus à Rueil-Malmaison.
Ce jumelage vit depuis 25 ans !
Au fil des années nous avons accueilli, dans notre communauté, des prêtres et des laïcs venus de Maria-Tãw. Ilsont célébré avec nous. Au cours de soirées-rencontres, ils ont partagé ce qui fait leur vie quotidienne et la vie de leur Eglise. Beaucoup d'entre nous ont eu la joie de vivre en famille des moments privilégiés avec eux.
Au fil des années, de nombreux paroissiens de Sainte-Thérèse sont partis "en délégation à Maria-Tãw". A chaque fois, ils ont ressenti la même joie lors de ces quelques jours vécus au cœur de l'Afrique. Joie des célébrations si vivantes, joie de l'amitié offerte, joie de découvrir, avec tous nos sens, paysages et vie, bien différents de notre quotidien.
Dure prise de conscience aussi de ce qui nous différencie en matière de développement.
Dimanche prochain, en présence du père Paul-André Dabiré, de Jean Clément et de Cloud nous célèbrerons l'anniversaire de notre jumelage pastoral. Ce sera l'occasion de nous rappeler ce qu'il représente pour nos deux communautés :
o Un merveilleux dialogue entre personnes tellement différentes mais ayant la même foi en Jésus-Christ ressuscité.
o Une amitié profonde et sincère, comme celle de "frères et sœurs" de la même "famille", avec toute la force de sens que ces mots ont en Afrique.
o Une belle expérience d'accueil et de partage, là-bas et ici.
o Une occasion d’enrichir notre foi, de la vivre différemment dans chacune de nos communautés, avec une même constante : "Un seul Seigneur ! Une seule foi ! Un seul baptême ! Un seul Dieu et Père !"
o Une découverte de nos richesses respectives, un partage de nos joies et de nos épreuves, sans oublier les SMS échangés entre le père Jacques et le père Paul-André à l'occasion d'évènements marquant plus spécialement une de nos deux communautés !
o Une communion dans la prière, vécue plus particulièrement chaque "3ème dimanche".
o Une ouverture à leurs besoins pastoraux, soutenus financièrement lors de la quête annuelle de la fête de sainte Thérèse.
En cette année jubilaire de Sainte-Thérèse, nos frères et sœurs de Maria-Tãw sont nos "aînés dans la foi". Il y a 3 ans, ils nous ont précédé dans ces festivités et célébrations qui marquent les 50 ans de la construction de nos églises respectives. Ils en ont fait un chemin de catéchèse. Merci à nos frères et sœurs de nous avoir montré la route !

Comité de jumelage de Maria Taw
07/05/2009

May 08

Pays LOBI, BIRIFOR et DAGARA

SITUATION GEOGRAPHIQUE


Le pays Lobi

CarteBFvisio2CarteBFvisio3 

Répartition du peuple Lobi et de leurs voisins

Le pays Lobi est situé entre 9° et 11° de latitude nord et entre 2°30' et 4° de longitude ouest. Il s'étend sur le Ghana, la Côte d'Ivoire et le Burkina Faso. Le terme "Lobi" désigne un ensemble de groupes ethniques dont les principaux sont les Birifor, les Dagara, les Gans et les Lobi proprement dits. Tous originaires du Ghana, ils ont traversé le fleuve Mouhoun à partir de la fin du XVIIIème siècle pour s'établir, en vagues successives, à l'intérieur du pays, à la recherche de terres fertiles. Ils forment aujourd'hui une population d'environ 160 000 habitants, dont la majorité vit au Burkina Faso.

Tout en parlant des langues très différentes, Lobi, Birifor et Dagara partagent de nombreux traits culturels. L'un des traits les plus frappants concerne la division de la société en quatre matriclans :

Lobi : Kambou - Hien - Da - Somé/Palé

Birifor : Kambiré - Hien - Da - Somé/Palenfo

Dagara : Kambiré - Hienbé - Da - Somé

Environnement

Le pays lobi se situe dans la zone climatique dite sud-soudanienne. Cette région du sud-ouest du Burkina, très vallonée, est drainée par de multiples petits cours d'eau.

En parcourant le pays pendant la saison des pluies, le visiteur sera séduit par les couleurs éclatantes et les grands espaces humides et verts. Ca et là, il sera frappé par d''imposantes constructions en terre émergeant des hautes herbes: les " cuor ", habritant des familles souvent polygames. Il ne trouvera pas grand-monde à la maison, toute la famille étant occupée aux travaux des champs. En effet, les Lobi tirent l'essentiel de leur subsistance de l'agriculture, et en premier lieu de la culture du mil mais aussi du sorgho (qui intervient dans la préparation de la bière de mil), de l'igname, de l'arachide, du maïs (une culture de soudure) et du haricot. Mais dès la fin des récoltes, les paysans lobi sortent de leur isolement ; la fréquentation des marchés s'intensifient et les hommes se consacrent alors à la construction ou à l'entretien des maisons.


ECONOMIE & POLITIQUE

La solidarité du matriclan
Chez les Lobi, le matriclan ou "caar", réunit un très grand nombre de personnes dont la parenté se traduit par :

  • Un même matronyme pour tous les membres présumés descendre d'un même ancêtre,

  • Une certaine communauté des biens destinés surtout à assumer la reproduction du groupe par les alliances matrimoniales,

  • Une responsabilité collective en matière criminelle et civile, motivée par le devoir de vengeance,

  • La vénération d'un même animal sacré, qu'il est interdit de tuer et de manger,

  • Le respect traditionnel d'une variété spécifique d'arbre qu'il est interdit de brûler.

Si les droits d'usage sur la terre, les maisons et les autels domestiques sont transmis de père en fils, les droits sur la terre, la richesse (bétail, numéraire), les épouses et les droits paternels se transmettent en ligne utérine. Le groupe matrilinéaire prédomine donc dans le domaine économique, social et politique.


Autel familial à Nako

La force du secret et du sacré

Le fait que les enfants recoivent le nom de leur mère a longtemps fait croire à la seule filiation matrilinéaire. Or le patriclan, "kuon", qui n'est révélé aux enfants qu'au moment de leur initiation, joue un rôle fondamental sur le plan rituel (cf. gros plan).

Unité politique

"Un singe ne peut pas commander un autre singe" dit un proverbe Lobi. Rejetant toute forme de pouvoir central, la société Lobi, dite "acéphale", n'est pas pour autant dépourvue d'organisation. Elle est, en effet, régie par un responsable dont l'autorité morale est acceptée par tous car il est le descendant de l'ancêtre-fondateur, auquel la terre du village fut concédée.Un collège, constitué par tous les chefs de famille, fait office de tribunal et se réunit pour résoudre des problèmes précis, son autorité étant cependant limitée.


Chef de famille devant l'entrée du "cuor"


APERCU HISTORIQUE

Une société de guerriers

L'éducation des enfants est tournée vers un objectif : les préparer à entrer, vers l'âge de 16, 17 ans, dans la fratrie des guerriers.

Le courage est une qualité essentielle qu'il convient d'exprimer à la guerre ou pour venger l'honneur de son clan. Un homme reçoit son premier arc de son père et il se sépare rarement de cet attribut viril.

Le défi Lobi face à la colonisation

La France prend possession de la région suite au traité de partage franco-britannique du 14 juin 1898. Cependant, elle éprouve des difficultés à imposer son administration dans le pays Lobi qui passe pour être le plus inhospitalier qui soit.

Henri Labouret, qui prend le commandement de la région de Gaoua en 1914, entreprend de "pacifier" la zone et se lance dans une politique répressive implacable.

Guerrier Lobi (Cl. A. Heim, 1934)

La "mauvaise bouche"

Le traumatisme est tel que les anciens, dans presque tous les villages, ont juré sur l'honneur qu'aucun de leurs descendants ne suivraient la voie des Blancs sous peine de s'exposer à leur malédiction.

"Comment le Lobi peut-il, sans trahir ses aïeux, entrer dans le monde moderne qui, pour lui, est celui des Blancs ? ... Le désir d'évoluer, malgré tout, s'est frayé un chemin et l'interdit est devenu pesant."

Cette analyse de Madeleine Père, semble donc aujourd'hui montrer que le Lobi est à la recherche d'une "seconde bouche", conciliant tradition et modernité.

Album de photos Henri Labouret


 


US ET COUTUMES

Le culte de la Terre

Il n'existe pas, chez les Lobi, de chefs de village. L'unité du groupe repose essentiellement sur le culte commun que ses habitants rendent à la déesse Terre ou "di". Cette divinité est l'épouse de "Thagba", le Dieu suprême, créateur de tout ce qui vit, maître du ciel et de la foudre. Il la féconde par la pluie et donne les récoltes. Aucun culte direct ne peut lui être rendu.

A chaque village est associé un autel de la Terre ou "dithil", généralement situé sous un arbre, à proximité de la maison du prêtre de la Terre, le "dithildar".

On ne saurait recenser tous les cultes rencontrés en pays lobi tant ils sont nombreux, depuis la culte de la Terre et des cours d'eau au culte des ancêtres, en passant par celui du matriclan, du patriclan mais aussi de la chasse, du marché etc.


Case des fétiches à Tobo


Le culte des ancêtres

La mémoire des ancêtres permet de transmettre les traditions culturelles du groupe. C'est grâce à cette connaissance qu'un Lobi se sentira véritablement intégré dans la communauté où il vit. Il participe ainsi au culte aux grands ancêtres, les fondateurs des différents patriclans, ainsi qu'à celui des ancêtres de son propre lignage qui ont été jugés dignes de se rendre au pays des morts et de rejoindre les grands ancêtres. Leurs représentations, sculptées dans un bois sacré, sont posées dans le "thilduu", la "chambre des puissances", située à l'intérieur de chaque maison.

"L'attachement profond à la religion traditionnelle constitue l'un des traits les plus remarquables de la société lobi actuelle et l'échec quasi total des missions chrétiennes contraste avec la conversion massive des Dagara. A travers un dialogue non interrompu entre les vivants et les morts, les Lobi ont su conserver, plus que toute autre population voltaïque ou ivoirienne, leur culture et leur identité, et c'est sans doute ce qui fait leur charme extrême pour l'observateur étranger."
(C. de Rouville)


Autel situé sur la terrasse d'une maison

GROS PLAN : L'initiation ou "Djoro"


LES LOBI: article de "l'Encyclopaedia Universalis "

" Encore mal connus, les Lobi peuplent une région qui s’étend entre le 9e et le 11e degré de latitude nord et entre le 5e et le 6e degré de longitude ouest, de part et d’autre de la frontière séparant le Burkina Faso de la Côte-d’Ivoire, sur la rive droite de la Volta Noire. Ils forment une population de 1 million de personnes environ, en majeure partie (650 000) sur le territoire ivoirien dont ils représentent 5 p. 100 de la population. Un mouvement migratoire lent et continu, qui aurait, selon la tradition, conduit les Lobi de la Moyenne-Côte au nord du Ghana, puis, après la traversée de la Volta Noire vers la fin du XVIIIe siècle, dans l’actuel territoire lobi du Burkina Faso, s’est orienté depuis le début de ce siècle vers le nord de la Côte-d’Ivoire. Ces migrations, motivées surtout par la recherche de terres meilleures, dépeuplent peu à peu les villages lobi du Burkina Faso. Sur le plan culturel, les Lobi se rattachent aux petits groupes touna et dian, leurs voisins occidentaux, et aux Birifor, aux Dagari et aux Wilé, leurs voisins orientaux, que l’administration coloniale française et anglaise ainsi que les premiers ethnographes ont souvent assimilés aux Lobi. Les Lobi parlent une langue voltaïque encore mal identifiée, apparentée à celle des Dian et tout à fait distincte des parlers birifor-dagari-wilé du groupe voltaïque mossi.
Les Lobi vivent principalement de l’agriculture (mil, maïs, haricots, arachides, pois de terre, patates douces, ignames, tomates et, plus récemment, riz et coton). Les Lobi sont également éleveurs ; mais les bovins, ainsi que les moutons et les chèvres, constituent essentiellement des biens de prestige, servant aux transactions matrimoniales et aux sacrifices ; les vaches ne sont pas traites. La chasse ne représente qu’une activité secondaire, fournissant à l’occasion une nourriture d’appoint. Les produits de la cueillette n’entrent pas pour une grande part dans l’alimentation, en dehors des noix de karité (beurre) et des fruits du néré.
Considérés par les premiers ethnographes comme matrilinéaires, les Lobi forment en fait une société à filiation bilinéaire avec accentuation des relations utérines. Double filiation, à tendance cognatique en réalité, puisque, dans les contextes pratiques où les relations utérines sont accentuées, un individu relève de deux groupes : le matrilignage de sa mère d’une part, le matrilignage de son père d’autre part. Le clan maternel porte un nom qui lui est propre, à caractère totémique, et qui est composé de deux moitiés exogames à fonction politique et matrimoniale : les Wo (considérés comme « purs » Lobi) et les De (d’origine étrangère, captifs ou réfugiés).
Eux-mêmes largement segmentés, les clans matrilinéaires sont considérés comme issus de la segmentation de quatre grandes familles originelles : Kambou, Da, Hien et Palé, que l’on retrouve chez les Birifor, les Dagari et les Wilé. Ces quatre familles sont associées deux à deux en « relations de plaisanterie ». Le clan patrilinéaire possède aussi un nom et peut être localisé ; du vivant du père, la résidence est patrilocale ; après le décès du père, elle devient avunculocale ; le clan de la lignée patrilinéaire joue un rôle prédominant dans le rituel d’initiation du dioro.
Quant à l’héritage, il est transmis dans les deux lignées de façon différenciée : la terre, la maison, les fétiches personnels sont hérités en ligne patrilinéaire ; les biens meubles en ligne matrilinéaire.
Avant la colonisation, les conseils de village, constitués des chefs de famille, étaient les seules institutions proprement politiques ; aujourd’hui, malgré la mise en place par l’administration de chefs de canton et de village, la structure politique traditionnelle s’est maintenue dans ses grandes lignes. Elle dérive largement de l’organisation religieuse : au niveau du village, en effet, la communauté territoriale a à sa tête un chef religieux, prêtre de l’autel de la Terre et descendant en ligne patrilinéaire du premier occupant du sol. Ce prêtre, qui a la responsabilité du maintien des bonnes relations avec la terre, assure donc le bien-être de la communauté. Les Lobi ont conservé presque intacte leur religion traditionnelle : l’un des aspects les plus remarquables de celle-ci, lié au culte de la Volta Noire, est le dioro, ensemble de cérémonies se déroulant tous les sept ans et s’étalant sur deux ans ; les rites principaux, au cours desquels garçons et filles de dix à quinze ans sont initiés, ont lieu au bord de la Volta ; mais, plus qu’une simple initiation, le dioro concerne la société tout entière et, en particulier, semble commémorer la traversée mythique de la Volta par des ancêtres lobi venus du Ghana et leur lente « marche » jusqu’aux villages actuels."

May 07

JUMELAGE entre les paroisses Saintes Marguerite de Nice et de Maria Tãw au Burkina Faso

 

p21 Ste Margo copie_modifié-1                                                                                                                               Création J.J.R 

                                                                                                               

Emblème symbolisant le  jumelage entre les paroisses des Saintes Marguerite de Nice

et de Maria Tãw dans la province du Ioba au Burkina Faso .

April 29

ENREGISTREMENT

Avril 2009 : Danielle part pour Ouagadougou afin de procéder à l'enregistrement des chants préparés depuis presqu'un an avec les enfants de Maria-Tãw sous la responsabilité de l'abbé Paul-André et Fidèle Kiemdé.
Estelle, Adelaïde, Nadège, Prudence, Denise, Thérèse, Gisèle, Nadège, Pascaline, Marius, Sandrine et Clémence.
Les enregistrements se poursuivent se part et d'autre : Nice et Ouagadougou pour le projet de CD qui devrait sortir - si tout va bien - au mois de juillet à l'occasion du
Festival WEM13 à Carnoules



Studio d'enregistrement à Ouagadougou.
Les enfants étaient venus en bus depuis Maria-Tãw
et sont restés plusieurs jours à Ouagadougou

Informations données par Danielle Bonito-Sales, le 15 avril 2009